Pêche. La rade de Brest livre ses trésors

Pêche. La rade de Brest livre ses trésors

La rade de Brest pullule d’espèces que l’on retrouve ensuite dans notre assiette. Au menu : des coquillages, plein, avec la coquille Saint-Jacques, la praire et le pétoncle noir, mais aussi un peu de poisson avec la dorade, la sole ou la seiche.

 

Le 30 janvier, la CCI métropolitaine Bretagne ouest dévoilait le bilan de la criée de Brest en 2016. Au total, 1.722 tonnes de produits de la mer ont été vendus. Parmi eux, lesquels ont été pêchés dans la rade de Brest ?

La coquille Saint-Jacques, reine de la rade de Brest. Elle est LE produit emblématique de la rade de Brest. Problème : depuis 12 ans, une toxine, l’ASP, empêche, certaines années où sa toxicité est plus prononcée, de la pêcher en rade. Ce fut le cas lors de la saison dernière. Mais cette année, pas de souci. Et la pêche est, à écouter Joël Le Gall, en charge des coquillages au Comité départemental des pêches, « très correcte. On compte 230 tonnes de coquille depuis mars 2016. La dernière année normale, en 2013-2014, 210 tonnes avaient été vendues ». Le record ? L’année référence se situe en 2010-2011, avec plus de 430 tonnes de coquilles Saint-Jacques vendues.

Praire, pétoncle noire et huîtres plates, une année plutôt bonne. Elles aussi sont pêchées en rade. « Depuis mars, plus de 70 tonnes de praires, 8 tonnes de pétoncles noires et 30 tonnes d’huîtres plates ont été pêchées en rade. Le pétoncle noir, on en trouve uniquement en rade de Brest et dans le Pertuis charentais ». Au total, 43 bateaux pêchent en rade pour ces espèces et la coquille Saint-Jacques. « Il y en avait 50 avant l’arrêt d’exploitation due à l’ASP, mais elle n’est pas la seule cause de cette baisse ».

Poissons : dorade, sole et seiche se pêchent aussi en rade. Si les coquillages sont les stars de la rade, certains bateaux exploitent aussi du poisson. « La dorade grise se pêche à la palangre à partir d’avril et jusqu’à la fin de l’année, explique Martial Laurans, du laboratoire de biologie halieutique au Centre Ifremer Bretagne. Certains font de la palangre à bar, qui rentre dans la rade fin mars début avril ». Au filet, il est possible de pêcher de la sole, un poisson plat de qualité, du rouget barbet et de la raie. « Quelques bateaux travaillent la seiche au casier en mars-avril. Peu de gens le savent, mais on peut aussi prendre de la dorade royale. C’est une espèce qui peut aussi avoir des effets négatifs car elle se nourrit de moules ».

Les crustacés en intermittents du spectacle. Selon Martial Laurans, la rade de Brest n’est pas un lieu de « grosse pêche » pour les crustacés. « On y trouve un peu d’araignée et de homard. On retrouve de la langouste rouge depuis 2-3 ans, mais surtout dans le goulet. On ne la pêche pas car le stock est en reconstitution et elle est trop petite ».

L’algue verte se ramasse aussi. La rade est aussi le lieu de ramassage d’algues vertes. En fait, un seul bateau, basé au Tinduff, en ramasse, « plutôt l’été ».