Le service volontaire européen (SVE) propose à tous les jeunes de 18 à 30 ans de taffer en Europe. N’importe où, oupresque ! L’expérience peut durer douze mois. Les champs d’activités sont souvent liés au social et à la culture. Le tout est de trouver un projet qui vous botte et de contacter la structure associée. Aucune expérience pro n’est requise. Pareil pour les diplômes et le niveau linguistique, même si des bases d’anglais sont recommandées.
Les prochains départs ? Le 1er janvier. Attention, mieux vaut lancer les démarches dès maintenant, car les dossiers doivent être rendus le 1er octobre et beaucoup de structures ferment en août. Mais laissons la parole aux Brestois. Ce sont encore eux qui en parlent le mieux.
La motivation. Caroline Le Hénaff, 27 ans, a jeté son dévolu sur la Pologne. « Je ne voulais pas m’y rendre en tant que touriste, je voulais apporter quelque chose, m’investir à fond ». Gagné : elle aide les thérapeutes dans un centre pour adultes handicapés.
> Le témoignage complet de Caroline
La barrière de la langue. « Quand on n’apas le choix, on parle !», assure Alice Drano, 22 ans, depuis son foyer pour mères célibataires, en Lituanie. Flippée à l’idée de causer anglais avant de partir, elle a aujourd’hui un niveau très honnête. Et le lituanien ? Ça, c’est une autre paire de manches…
> Le témoignage complet d’Alice
L’ambiance. « Verteneglio (village en Croatie) ressemble par bien des aspects à Ouessant : mentalité similaire, goût pour les fêtes de village et la chanson… Même les patrons de l’équivalent local du bar-tabac se ressemblent physiquement », s’amuse Laurent Garroy, 25 ans.
> Le témoignage complet de Laurent
Les à-côtés. En SVE à Brest, Danni, Écossaise de 23 ans (photo), a profité des week-ends pour voir du pays. « Je suis allée un peu partout en France et c’est à Brest que les gens sont les plus sympas ! ». Tiens donc.
L’Europe. « Je me sens véritablement appartenir à une génération UE ! », s’enthousiasme Marina Kerdraon-Dammekens, 19 ans. Elle s’occupe d’enfants bilingues hébreu-allemand à Berlin. Hélène Stanguennec, 26 ans, bosse dans une espèce de maison de quartier en Autriche. Elle constate que le SVE est souvent « un moyen d’échapper à la situation économique de (son) pays, au chômage, aux bas salaires, au mal-logement ».
> Le témoignage complet de Marina et celui d’Hélène
L’après. « Même si le SVE est une espèce de bulle protectrice et qu’on sait qu’il faudra retourner dans la « réalité », l’avenir fait moins peur, on se sent plus fort », confie Frédérique Le Rider, 24 ans, en Suède. « Moi qui me croyais très indépendante, je me suis rendu compte à quel point mes racines étaient importantes… », admet Eléonore Bescond, 23 ans, bientôt de retour de Lituanie.
> Le témoignage complet de Frédérique et celui d’Eléonore
> En bonus : témoignage complet d’une autre Hélène
Renseignements au 02 98 43 84 16 et sur le site www.bij-brest.org
