Voile. Camille Lecointre reprend la barre

Voile. Camille Lecointre reprend la barre

Après avoir donné naissance à son premier enfant, la médaillée de bronze en 470 des Jeux de Rio Camille Lecointre reprendra l’entraînement en janvier. Avec une nouvelle coéquipière, Aloïse Retornaz et l’envie de ramener l’or des JO de 2020.

 

Vous avez donné naissance à votre premier enfant en septembre et vous comptez reprendre en janvier. Dans quel état de forme êtes-vous ?

Ça va, avoir un enfant est un grand changement de vie et ne pas faire de sport pendant environ un an laisse des traces. Le corps a changé et il va falloir récupérer la forme. J’ai repris un petit peu le sport, vélo, piscine avant de reprendre fin janvier-début février.

La voile vous a-t-elle manqué ?

Oui, j’ai trouvé la belle saison un peu longue. C’est la première fois que j’arrête aussi longtemps de naviguer. Mais j’ai pu prendre le temps de réfléchir à mon organisation car je compte me déplacer avec mon enfant. Et puis j’ai profité de cette année pour passer un concours de la fonction publique de professorat de sport.

Avez-vous tout de même douté à reprendre, après la naissance de votre enfant ?

Oui et il y en a encore, après je le prends comme un challenge. Je sais que ce ne sera pas une préparation olympique facile. Mais je prends toujours autant de plaisir à naviguer, j’aime me bagarrer sur l’eau. Et puis la médaille de bronze, c’est chouette, mais on a le potentiel avec ma nouvelle coéquipière, Aloïse Retornaz, pour aller chercher la médaille d’or.

Pourquoi repartir avec une nouvelle équipière ?

Hélène Defrance s’est posée la question de repartir et a préféré se concentrer sur son projet professionnel. Aloïse Retornaz est la meilleure équipière en France actuellement, elle naviguait avec Cassandre Blandin et elles formaient l’équipage numéro deux derrière nous. Elle a été championne du monde junior. Elle est de la région, elle a un pied à terre à Brest et ce sera plus facile pour s’entraîner.

Comment vous êtes-vous connues avec Aloïse ?

Elle est aussi au Pôle France de Brest et on s’entraînait de temps en temps ensemble. Et puis avant ça, quand j’étais plus jeune, j’entraînais les Optimist de mon club et elle faisait partie des jeunes que j’entraînais.

Vous avez neuf ans de différence d’âge. Est-ce une force ou une faiblesse ?

Ça peut être une force, elle peut apporter sa fraîcheur et moi mon expérience.

Quel est votre programme de reprise ?

On va reprendre fin janvier début février à Brest, avec de la préparation physique pour se remettre en forme. On aura notre première compétition ensemble en avril par une régate internationale à Palma. Ensuite, on prendra part à la Coupe du monde de Hyères fin avril. Le point d’orgue de la saison sera début août avec le championnat du monde au Danemark. C’est le moment de la saison où il faudra faire une performance.