Bibus. Keolis teste l’électrique

Bibus. Keolis teste l'électrique

Brest métropole et Keolis testent, jusqu’au 15 décembre, un bus électrique sur la ligne 13. Objectif : Acheter 100 % de bus électriques à l’horizon 2025. (Photo DR)

 

Après le tramway et le téléphérique, les bus aussi se mettent à l’électrique. Depuis vendredi et jusqu’au 15  décembre, Keolis teste un bus électrique sur la ligne 13 « Plouzané mairie-Fort Montbarey ». Il remplace un bus de la flotte, qui compte une centaine de véhicules diésel.

Un test sur la zone la plus pentue du réseau

Ce Bluebus de 12 mètres, prêté par le Groupe Bolloré et construit au sein de l’usine d’Ergué-Gabéric, dans le Sud-Finistère, peut accueillir une centaine de passagers et dispose d’une autonomie de 200 kilomètres. « Nous avons choisi la ligne 13 en raison de la topographie du circuit, la plus pentue du réseau », observe David Roulleaux, directeur d’exploitation chez Keolis, opérateur du réseau Bibus. Très fréquentée, cette ligne permet ainsi de tester le véhicule à pleine charge et dans les conditions de circulation les plus pentues.

Deux fois plus cher qu’un bus diesel ?

Courant 2018, Brest métropole a pour projet de tester d’autres types de bus électriques. Une expérimentation d’un bus Alstom et d’un constructeur finlandais sont en projet.

L’objectif pour la collectivité ? « Passer à l’achat de bus 100 % électriques en 2025 pour avoir une flotte complètement électrique en 2035 », explique Alain Masson, vice-président de Brest métropole en charge de l’énergie et des déplacements. Suite à cette phase d’essais, un premier appel d’offre sera lancé en 2019. Aujourd’hui, un bus électrique coûte environ 570.000  €, plus de deux fois plus cher qu’un diésel (250.000  € en moyenne). « Si on regarde sur la durée de vie du véhicule, environ 15  ans, le coût s’équilibre et l’électrique revient à 10 % plus cher ».