Thomas Hayward. Carnets de route

Thomas Hayward. carnets de route

Le Franco-britannique Thomas Hayward a sorti un album de onze titres, Mile End. Une genèse qui a pris du temps, à Londres et Montréal.

Mile End, c’est un quartier bien connu de Londres, c’est aussi le nom d’un quartier de Montréal. Le musicien brestois Thomas Hayward a vécu, par hasard, dans les deux et a décidé que ce serait également le titre de son dernier album sorti mi-octobre, après un retour en terre brestoise et une scène remarquée au Vauban, il y a quelques jours.

D’ElVis à Nick Cave

Mile End, donc, onze titres qui suintent le rock et qu’il a écrits et composés au fur et à mesure durant ces années à l’étranger. Musicalement, il invoque l’esprit rock des années 2000, Strokes, White Stripes, Libertines, avec une formule simple, « sans fioritures », guitare, basse, batterie, chant. Il s’est entouré des musiciens Vincent Roudaut (guitare), Bertrand Roudaut (batterie) et Damien Bascoulard (basse).

Thomas Hayward, c’est aussi une voix et des artistes qu’il écoute depuis tout petit… Elvis ou Sinatra.

« J’écoute un peu moins désormais, plutôt des gens comme Nick Cave ou Mark Lanegan ».

 

« Voyage initiatique »

Son dernier opus traduit tous les sentiments qui marquent un voyage ou plutôt des voyages. C’est l’expérience avec son ancien groupe The Blueberries qui l’a conduit à jouer dans les rues de Londres. S’il a rejoint son comparse et producteur Daran à Montréal, après la fin du groupe, l’expérience à l’étranger (quatre ans), c’était aussi pas mal de solitude. Pas forcément une mauvaise chose. « Il faut savoir vivre seul, apprendre à vivre avec soi-même ». Même s’il a fait de belles rencontres, notamment des artistes, tant dans le monde de la musique que dans le monde du cinéma.

« Il y a pas mal de hargne dans cet album. Ça parle d’un voyage initiatique, le fait d’affronter ses peurs et se créer soi-même. Sur le titre Cracks, il est question d’affronter ses démons, la tristesse ou la solitude ».

La tentation du cinéma, en parallèle

A l’étranger, il choisit de marquer un temps de pause dans la musique. « Je m’essoufflais un peu », commente-t-il. Les rencontres lui font découvrir le monde du cinéma, il joue dans des courts-métrages et souhaite poursuivre en ce sens, puisqu’il continue de passer des auditions.

La suite, musicalement ? « On verra, je ne me projette pas, mais je continue d’écrire ». Et de défendre sur scène cet album, Mile End, qui représente aussi la fin d’un cycle et le début d’un autre.

Mile End, disponible sur toutes les plateformes Deezer, Spotif,etc.