Basket-ball. Les ambitions de Guillaume Remondière

Basket-ball. Les ambitions de Guillaume Remondière

Arrivé il y a un an au Brest Basket 29, l’intérieur Guillaume Remondière vit de front études en école d’infirmier et le basket en Nationale 3. De retour sur les parquets après une blessure en début de saison, il ne manque pas d’ambitions.

 

Vous avez été blessé en début de saison. Comment allez-vous aujourd’hui ?

Je me suis fait une entorse à la cheville gauche après le premier match de préparation. J’ai été arrêté un mois et demi. J’ai repris samedi dernier. J’ai encore besoin de retrouver mes sensations. Là, ça commence à aller mieux.

Quel est votre rôle au Brest Basket 29 ?

Je suis poste 4 et 5. J’ai été formé au poste 4, mais je suis le plus grand de l’équipe (il culmine à 2,06  m, NDLR), ce serait égoïste de ne pas jouer pivot. Il faut encore que je travaille ma vitesse d’exécution et que j’arrive à défendre de manière plus agressive. Je n’ai jamais joué en Nationale  3, alors je ne sais pas trop comment me situer. Mettre 10-15 points par match, ce serait pas mal. Mais honnêtement, je ne suis pas un gros scoreur. Je préfère le travail de l’invisible et faire jouer les autres plutôt que le scoring.

Quels sont vos objectifs avec le BB 29 cette saison ?

Je veux viser la montée chaque saison. À l’intersaison, deux joueurs étrangers ont signé (Mitic et Arabadzhyski, NDLR) et ils sont vraiment très bons. On a une équipe complète, dangereuse de partout et il n’y a donc aucune raison pour qu’on ne réussisse pas. Et sur le plan humain, ça se passe bien entre les joueurs.

Comment avez-vous démarré le basket ?

J’ai commencé vraiment par hasard. Ma mère avait un collègue qui jouait au basket et qui, voyant que ma mère était très grande, lui a demandé si elle avait un fils. J’ai débuté comme ça à l’Étendard de Brest, en poussins. Après, je suis parti en centre de formation à Rennes, puis au centre de formation de l’Hermine de Nantes Atlantique, qui jouait au meilleur niveau national. J’ai pu faire des sélections, jusqu’au camp France.

L’objectif, c’était de passer pro ?

Oui, c’est pour ça que j’ai fait ce parcours-là. Mais j’ai accepté d’aller à Nantes car le club me permettait d’allier le sportif et des études de qualité. On était huit par classe, avec des horaires adaptées au sport de haut niveau. Tout était réuni pour réussir.

Qu’est-ce qui n’a pas marché ?

Je suis revenu à l’Étendard car le niveau Nationale 2, c’était correct pour une sortie de centre de formation. Je pouvais aller dans une équipe Espoir, mais sans garantie de passer pro. Je préférais trouver quelque chose de concret et j’ai fait une prépa école d’infirmier. J’ai été reçu à des concours sur Paris et Lyon, où j’avais des contacts avec des équipes de Nationale 2 et Nationale 3. Je suis resté à Brest car j’étais pris en école d’infirmier ici. Le dépôt de bilan du club est arrivé juste après et j’ai signé au BB 29.