Volley-ball. L’ESL Brest a retrouvé sa bonne étoile

Volley-Ball. L'ESL Brest a retrouvé sa bonne étoile

Cette saison, l’ESL Brest a retrouvé le niveau national (N3), 16 ans après l’avoir quitté. Antonio Leto, le président du club, revient sur ce long parcours.

 

L’ESL Brest a fait son retour en Nationale 3, le 1er octobre. Sans doute une émotion particulière pour vous ?

Oui, d’autant plus qu’on partait dans l’inconnu. On perd 3 sets à 1, c’est assez encourageant, en sachant que Saint-Malo est un vieux routier de la N3. Quand la Ligue m’a proposé la montée, j’étais surpris car on a terminé 5e en Prénationale et on ne pensait pas monter. Les défections et la création d’une nouvelle poule nous ont permis d’y accéder.

Le club avait disparu du niveau national en 2001. 16 ans, c’est long…

C’est très long. Mettre forfait général à la N3 a été mon premier geste de président il y a 16 ans, en raison de nombreux départs qui n’avaient pas été compensés. On a axé sur la formation et les jeunes, sans aller piocher des joueurs dans les clubs alentour. On préfère mettre plus de temps à revenir, mais au moins, c’est avec notre propre sueur et avec des joueurs fidèles. On a un vivier de jeunes très important aujourd’hui. Toutes nos équipes jeunes ont au moins 10 joueurs.

Comment avez-vous axé le recrutement ?

Le noyau de l’équipe joue ensemble depuis sept ans. On a recruté deux joueurs expérimentés à ce niveau. C’est un recrutement ciblé avec des joueurs qui entrent dans le projet club. Ça ne sert à rien d’avoir un joueur qui va tout casser et qui va à côté de ça casser l’ambiance du club.

Quelle est l’ambition de l’équipe cette saison ?

On vise le maintien. On sait que ça va être très dur. Mais je n’ai pas hésité à accepter la montée. Dans notre poule, il n’y a pas d’équipe réserve, c’était notre crainte car on risquait d’affronter des joueurs énormes qui viennent des étages au-dessus. Et puis nos finances sont saines. On a acheté un minibus il y a trois ans et on fait d’énormes économies de déplacement.

Était-ce un non-sens de ne plus avoir de volley-ball de niveau national à Brest ?

Oui tout à fait, surtout vu la taille de la ville. On est le deuxième club en nombre de licenciés du Finistère, derrière Quimper. On avait 286 licenciés l’an dernier. En six ans, on a quasiment doublé nos effectifs.

Les très bons résultats de l’équipe de France permettent-ils au club d’avoir plus de licenciés ?

Non, le volley reste un sport très discret. Les gamins jouent beaucoup au beach volley l’été et certains arrivent en septembre. C’est un sport très technique. Avant qu’une équipe arrive à jouer à trois passes correctes terminées par un smash, il se passe au moins trois ans.

> Prochain match dimanche, au gymnase de Pen-ar-Chleuz, à 15 h, face à Orgerblon.