La singerie. « Il y a un gros engouement pour la techno »

la singerie. « Il y a un gros engouement pour la techno »

Le collectif techno La Singerie existe depuis un an. Aux côtés d’autres sound system, ils dessinent le nouveau visage de la scène techno brestoise.

Ils font partie de la scène techno brestoise ultra-prolifique et de la famille des collectifs brestois qui ont pris leur place ces dernières années. La Singerie fête ses un an. Et le moins que l’on puisse dire c’est que tout est allé très vite pour ce collectif techno, branché house, tech house, avec une tonalité plus funk parfois. Bref, un mélange qui fédère.

Derrière ce nom marrant, une dizaine de gars de Plougonvelin, Plouzané, Locmaria ou Le Conquet, pour la plupart étudiants. L’histoire a commencé de la façon la plus classique du monde. « On avait acheté un peu de matos, de quoi mixer, on a demandé à des potes de nous rejoindre pour faire partie du collectif ».

Des free-parties, mais que

L’été dernier, ils commencent notamment leurs Apéros mix, des rendez-vous officiels l’après-midi, avec un son posé, des activités. Peu à peu, les soirées se sont multipliées, grâce au bouche à oreille, dans les bars, à La Suite,etc. « Quand on nous propose des choses, on y va ! », expliquent Johann, Richard et Damien, trois des membres. Ils ont aussi été sollicités un peu plus loin, par le 1988, à Rennes et se sont joints aux soirées Submarine, à Lorient.

Comment expliquent-ils ce succès ? « On n’a vraiment pas vu le truc venir. On pense que ça a bien marché avec nos soirées, on avait mis des bananes partout. On arrive à attirer des gens qui ne sont pas forcément super-fans de techno, on ne met pas un son trop boum boum ». Leur crédo ? L’esprit des free-parties des années 90, plus fun avec de la house.

Dans les pas des collectifs technos brestois

Tous sont des fans de techno et avaient envie d’une seule chose, suivre les pas des collectifs brestois qui se sont lancés il y a quelques années. « On a tous envie de faire bouger les choses, faire la fête. C’est devenu de vraies amitiés. Ce qui est bien à Brest, c’est le côté pas prise de tête, avec les autres collectifs, on n’est pas là pour se montrer. Il y a un gros engouement pour la techno dans cette ville, ça explose depuis que BRST et TBD se sont lancés ».

Trêve hivernale et P’tit minou

Qu’ont-ils prévu pour cette nouvelle année ? D’abord un repos bien mérité, une petite trêve après une saison printemps-été chargée. Ils devraient aussi être programmés sur des soirées au P’tit Minou chaque mois. Ils mixeront aux côtés des collectifs pour le deuxième rendez-vous du Bunker brestois à La Carène.

Samedi 21 octobre, soirée Bunker Brestois, à La Carène, aux côtés de BRST, Go Deep, Westsound,etc. Tarif : 15  €€ en loc, 17 € € sur place.