Stand up paddle. Amandine Chazot apprend vite

Stand up paddle. Amandine Chazot apprend vite

La Brestoise Amandine Chazot est devenue, le 3 septembre au Danemark, vice-championne du monde de stand up paddle sprint. Pas mal pour cette étudiante en radiologie, après seulement trois ans de pratique. (Photo FF Surf)

 

Quel sentiment vous laisse ce titre de vice-championne du monde de stand up paddle sprint ?

Beaucoup de fierté et beaucoup de bonheur. C’était mon premier championnat du monde et ma première sélection en équipe de France, alors je ne m’y attendais pas tant que ça.

Tout ne s’est pas passé comme prévu en finale…

J’avais fait le meilleur temps des qualifications et j’ai pu me placer où je voulais au départ. Je me suis placé sur l’intérieur de la bouée qui nous semblait être l’endroit le plus abrité du vent. Ce n’était pas une bonne stratégie car je me faisais déporter sur la bouée et au moment du départ, j’ai failli tomber. Je suis donc partie derrière tout le monde. J’ai tout donné sur 200  m pour rattraper tout le monde, mais malheureusement, la première avait une bonne avance.

Cette deuxième place, combinée à votre 5e place sur la longue distance, vous donne-t-elle des idées pour la suite ?

Oui, bien sûr, c’est hyper motivant et je suis dans le jeu pour truster les meilleures places pour la suite. Je ne fais du stand up paddle que depuis trois ans et je vois que je progresse. Je n’avais aucune idée des résultats que je pouvais faire en arrivant. L’année prochaine, je viserai le podium sur la longue distance et la médaille d’or sur le sprint.

Comment avez-vous démarré le paddle ?

Je faisais beaucoup de surf avec mon copain (Boris Jinvresse, lui aussi à haut niveau en stand up paddle, NDLR). Le problème avec le surf, c’est qu’il faut de bonnes conditions et on cherchait un sport plus accessible. C’est comme ça qu’on s’est mis au stand up paddle. On a tout de suite accroché et on a pu très vite faire des compétitions car il y en a tous les weekends en Bretagne.

Vous suivez aussi des études de médecine. Comment alliez les études et le sport de haut niveau ?

Je suis interne en radiologie, je suis en 9e année d’étude, il m’en reste trois. C’est un rythme de vie dédié aux études et au sport. Je travaille de 8 h à 19 h et le soir avec mon copain on part s’entraîner. On fait des grosses doses d’entraînement le weekend en presqu’île de Crozon. Ça demande beaucoup de motivation.

Comment envisagez-vous la suite de votre saison ?

Les 15 et 16 octobre, il y a les championnats de France 14 pieds en presqu’île de Crozon que j’ai gagné les deux dernières saisons. Le 1 er novembre, on a les championnats de France 12’6 au Cap d’Agde. L’objectif, c’est de gagner sur ces deux courses. On a un bon niveau en France et j’aurai de la concurrence avec Olivia Piana.