Critique ciné. Ôtez-moi d’un doute

critique. ôtez-moi d'un doute

Cette comédie touchante, éthérée, bienveillante et fraîche explore le sujet de la paternité, de l’identité. Ce feel good movie nous offre des pistes de réflexions sur nos origines, pour repartir le cœur léger.

Ce n’est peut-être pas le film de l’année, mais c’est une jolie réalisation qui fait du bien. Ôtez-moi d’un doute traite avec légèreté un sujet pas simple : la filiation et l’identité. Carine Tardieu, réalisatrice bretonne, avait fait ses preuves avec Du vent dans mes mollets. Elle revient avec cette griffe légère, cet humour à toute épreuve. Erwan, un quadra démineur qui élève seul sa fille, apprend une nouvelle détonante : son père, son héros, n’est pas son géniteur. Cette information fait l’effet d’une bombe et explose, bouleverse cette vie paisible. L’homme décide de partir à la recherche de son histoire, de ses racines.

Légèreté, humour déjanté, fantaisie

Le sujet est lourd. Pourtant, Carine Tardieu arrive à jongler avec une légèreté et une poésie certaines. C’est un judicieux équilibre entre le drame et la comédie. La recherche du père n’est pas une seule fois abordée de manière indigeste ou grave.Le film est porté par un excellent et surprenant tandem belge : un François Damiens pudique, touchant, généreux et une Cécile de France entière, nature, sensible et authentique. Une note spéciale pour le chanteur des Naive New Beaters, Michael Bensoussan, alias Estéban, absurde, déjanté, décalé.

La quête d’une identité

Le risque d’une telle comédie, c’est de ne pas pousser la réflexion jusqu’au bout. La légèreté a du bon. Le film apporte des pistes d’introspection auxquelles chacun peut s’identifier. La construction d’un individu par rapport à son arbre généalogique. Le besoin viscéral que l’on porte tous de connaître ses racines pour définir qui nous sommes. Mais si connaître ses géniteurs est important, n’est-ce pas avec ceux qui nous entourent, qui nous voient grandir et nos expériences de vie qui font de nous qui nous sommes ? De cette réalisation, ressort beaucoup de tendresse, de bienveillance.

Les Studios, tlj 14  h, 16  h, 18  h, 20  h, 22  h. L’Image, mer, jeu, ven 20  h  30; sam 17  h, 20  h  30; dim, lun, mar 14  h, 20  h  30. Liberté, mer, sam, dim 11  h, 13  h  40, 15  h  45, 17  h  50, 19  h  55, 22  h; jeu, ven, lun, mar 13  h  40, 15  h  45, 17  h  50, 19  h  55, 22  h.