Téléphérique. Une cabine sur le carreau après un incident de maintenance

En pleine opération de maintenance, l’une des cabines du téléphérique a fait une chute de quatre mètres, lors de sa descente au garage technique via des ponts roulants, relais des câbles utilisés uniquement pour les travaux de maintenance. Aucun technicien n’a été blessé. Le trafic devrait reprendre le 19 août avec une seule cabine et ce, durant plusieurs mois.

Que s’est-il exactement passé mercredi soir ? A 22 h 15, l’une des cabines du téléphérique, Charlotte, tombe de plusieurs mètres en pleine opération d’acheminement jusqu’au garage technique. BMF, le constructeur, souhaitait profiter de cette maintenance pour examiner d’autres points, comme l’opacité des vitres et les leds, jugés défaillants. La cabine de 3,5 tonnes n’était plus sur le câble mais sur des ponts roulants, pour sa descente au sol, lorsqu’ils ont cédé. Pour l’heure, pas de précision sur la nature de l’incident, faute humaine ou faiblesse mécanique des ponts qui servaient à sa descente. Il s’agissait de la quatrième dépose opérée via pont roulant depuis sa mise en service en novembre dernier.

Un coup dur pour le téléphérique qui n’en est pas à son premier couac. « Ce n’est pas une cabine qui est tombée du câble, comme ça, mais bien dans le cadre de la maintenance », indique Alain Masson, vice-président de Brest Métropole.

Reprise avec une cabine

Le choc, violent, a brisé sa structure en verre (photo). « Elle est hors d’usage, indique Nicolas Chapuis, directeur général de BFM. Réparation ou cabine neuve, on ne sait pas pour l’instant ». Si l’option retenue est l’engin neuf, il faudra attendre entre 6 et 9 mois, la réalisation des vitres étant longue.

Le téléphérique devrait reprendre du service le 19 août… avec une seule des cabines, sous réserve de validation par le Service technique des remontées mécaniques et transports guidés. Un scénario qui avait déjà été pensé par le constructeur BMF et l’exploitant Keolis. Conséquence ? « Une fréquence réduite qui ne devrait pas pour autant impacter le trafic et le transport », indique-t-on chez Keolis. « Les pics de fréquentation journaliers sont de l’ordre de 5.000 à 6.000 personnes, qui peuvent tout à fait se gérer à une seule cabine ».

Depuis sa mise en route, près de 600.000 voyages ont été comptabilisés.