Festival. Guide de survie en milieu pas vraiment hostile

festival. Guide de survie en milieu pas vraiment hostile

Loïc Becam fait environ une quinzaine de festivals par an. Il en a même fait des chroniques (Épopées estivales, Samedi soir sans internet). On a demandé à ce warrior du festoche ses indispensables.

Un bon festivalier ? Un festivalier informé. On enfonce peut-être des portes ouvertes, mais au fond, ça peut vous sauver un festival. « Il faut savoir qu’entre les parkings et le site du Hellfest, par exemple, il y a deux kilomètres. Un gars que j’ai rencontré voulait à tout prix voir un groupe qui passait à 20 h 30. Il pensait arriver à 20 h », raconte Loïc Becam. Impossible techniquement. Pour être incollable, jetez un œil sur les sites web dédiés pour chaque festival, ou les forums, qui sont une mine d’or d’infos.

Organisé tu seras. Petite astuce : de plus en plus de festivals utilisent le dématérialisé pour payer les consos et la bouffe sur place, notamment avec les cartes Cashless. On peut la charger en ligne à l’avance et on a tendance à l’oublier : dommage quand il faut faire la queue. Pour les inconditionnels du dernier moment, rassurez-vous, le combo tente, ticket (c’est mieux), carte bancaire suffit.

Se poser les bonnes questions. On ne vient pas tous en festival pour les mêmes raisons : grosse fête ou concerts, les deux. Ne pas avoir peur de quitter sa troupe d’amis pour voir les concerts qui nous tentent, ou rester entre amis quand on ne veut pas aller en concert. Bref, suivez vos envies.

L’équipement. Au-delà du fait de donner un air de rockeurle bandana selon Loïc, c’est l’élément qui protège d’à peu près tout : autour du cou pour avoir plus chaud ou éventuellement éviter les coups de soleil, se protéger de la pluie, ou de la poussière. Et on oublie les sacs-à-dos, « la fausse bonne idée », qui sont gênants pour tout le monde en concert. Misez sur la sacoche, pas trop grande, pas trop petite, ça évite le stress de se faire voler quand on ne sait pas ce qui se passe dans notre dos.

Le souci de l’autre. Ce n’est parce que le festival est un lieu de fête qu’il faut oublier toute bienveillance. « On a tendance à être très individualiste en festival. Au festival de Roskilde, au Danemark, les gens ont été très marqués par un accident qui a fait plusieurs morts. Depuis, l’organisation insiste énormément sur le « take care of each other » ». Prévenir, par exemple, ses voisins que l’on veut slamer. « Il y a aussi un travail qui doit être fait sur la place faite aux femmes dans les festivals qui sont des lieux de décomplexion ». Qui peuvent conduire à des comportements sexistes, voire des agressions.

Des idées pour ne pas raquer sur le festival. Les plats cuisinés des sites, quand on a un petit budget, c’est plutôt risqué. Ne pas hésiter à préparer à manger, un pain-rillette, qui survivra très bien. Loïc fait lui le pari des légumes crus, chou et carotte. « Je mets ça dans un petit paquet de chips vide pour aller sur le site ». Pratique, efficace.

Un carburant ? Le sucre ! Chacun ses astuces pour enchaîner les concerts plusieurs jours, parmi les moyens efficaces, le sucre. Un paquet de bonbons et ça repart… Paraît que ça marche selon Loïc Becam !

Un dernier mot ? « Être curieux. Ne pas hésiter à aller sur les petites scènes, chercher des plus petits festivals », lieux des bonnes surprises.