Critique ciné. Embrasse-moi

Critique. Embrasse-moi

Cette comédie romantique lesbienne est portée par un personnage fantasque, au grain de folie communicatif, rayonnant de vie. Un bon feel good movie, à l’approche nouvelle, cependant un peu mièvre.

Une comédie romantique lesbienne, ce n’est pas une chose courante dans le cinéma français. Le genre est relativement nouveau et fragile. Le sujet est abordé avec fraîcheur, chaleur humaine, simplicité, légèreté, authenticité, avec beaucoup d’assurance et un humour certain. Océanerosemarie est un personnage à elle toute seule. Elle écume les relations sans jamais trouver un amour et un bonheur sereins, paisibles. Elle entretient des amitiés fortes avec ses anciennes relations. Elle n’a de cesse de chercher désespérément le véritable amour, qui viendra la combler tout entière. Jusqu’au jour où elle rencontre Cécile, une photographe. L’ostéopathe se lance alors dans une parade pour conquérir le cœur d’une jeune femme introvertie, hésitante, qui essaie de se frayer un chemin et une place dans cette vie haute en couleurs.

Un personnage principal attachant

Le film repose essentiellement sur le personnage principal, qui n’est autre que la réalisatrice. Elle est lumineuse, épanouie, attachante, débordante de vie et d’amour, drôle. Une héroïne qui se remarque et qui marque autant que son prénom à rallonge. Le charme du film repose essentiellement sur son charisme et son aura.

Un duo convaincant, un film mièvre

L’équilibre est harmonieux entre les actrices Océanerosemarie et Alice Pol. Elles sont toutes les deux complémentaires. On se remplit, on se galvanise de leur amour. Une mention spéciale à Michèle Laroque, qui est exceptionnellement drôle dans son rôle de maman. Le bémol repose sur le fait que le film soit un tantinet mièvre et emprunte le chemin d’un cinéma habituel (happy-end, scénario) alors que tout est réuni pour éviter le piège. On salue et on applaudit la victoire d’une comédie lesbienne dont le propos de la sexualité passe comme une lettre à la poste avec une approche nouvelle et sereine, sans l’idée qu’il s’agisse d’un film portant sur l’homosexualité.

Liberté, mer, sam 10  h  50, 14  h, 18  h; jeu, ven, dim, lun, mar 14  h, 18  h.