Plouzané AC. Julien Lefrançois, du foot au rugby

Plouzané AC. Julien lefrançois, du foot au rugby

Julien Lefrançois, troisième ligne de Plouzané, en Fédérale 3, est un cas atypique. Footballeur pendant 16 ans, il s’est tourné vers le rugby sur le tard, à 24 ans. Désormais joueur important en Fédérale 3, il vise la montée en Fédérale 2.

 

Vous n’êtes pas rugbyman de formation. Comment êtes-vous arrivé au rugby ?

J’ai fait 16 ans de foot à Loperhet. Je commençais à en avoir marre du foot. J’ai un copain qui jouait au rugby à Cléder, en 4e série, j’ai fait un essai il y a six ans. J’avais 23 ans. Ça m’a bien plu, alors j’ai continué. Je suis arrivé sur le tard.

Qu’est-ce qui a fait que vous avez basculé à 100 % vers le rugby ?

Déjà le fait que je n’étais pas physiquement au-dessus des autres. Au football, j’étais tout le temps sifflé car j’étais au-dessus physiquement (il mesure 1,96 m, NDLR). Le défi physique m’a plu, le fait qu’on ne puisse pas se cacher. Au foot, si on n’est pas prêt physiquement, on peut se rattraper sur le placement. Au rugby, ce n’est pas possible. Le weekend dernier (le 5 mars, NDLR), j’ai pris un coup de talon sur le menton et je me suis éteint. Je suis revenu à moi 20 minutes après sur le banc.

Comment êtes-vous passé de la 4e série à la Fédérale 3 à Plouzané ?

Je voulais voir un niveau plus haut. Au départ, je pensais aller à Plabennec, en Honneur, mais mon président m’a convaincu d’aller à Plouzané. J’ai commencé trois quarts centre et dès le premier match, Steven Sparks, l’entraîneur, m’a replacé en troisième ligne. Le plus compliqué au départ, c’est le positionnement et l’aspect combat. En Fédérale 3, il y a plus de densité physique. Et sur toute une saison. Plouzané a terminé 2e la saison dernière.

Cette année, vous êtes décrochés des deux premières places. À quoi est-ce dû ?

Tours jouait les playoffs l’année dernière et est descendu sur décision de la Fédération à cause de problèmes financiers. La Baule vient de monter, mais a récupéré beaucoup de joueurs de Vannes et de Saint-Nazaire, des joueurs de Fédérale 1. Et puis il y a des grosses équipes qui progressent, comme Auray et Poitiers. On a eu plusieurs blessés et on a intégré beaucoup de juniors. Mine de rien, ça ne se fait pas tout seul.

Quel est l’objectif de l’équipe cette saison ?

La Fédérale 2. Cela fait trois ans qu’on fait les playoffs, il faut réussir à passer un cap. Cette année, les six premiers peuvent aller en playoffs. La Baule et Tours ne sont pas invincibles. On a des problèmes de finitions, on travaille pour pouvoir marquer des points dès qu’on est dans le camp adverse. Tours a deux-trois joueurs très bons, mais ils sont plus légers que nous et sur un jeu d’avants, ça peut passer.