Cultures urbaines. 20 ans qu’elles donnent Renc’arts

cultures urbaines. 20 ans qu'elles donnent renc'arts

Les Renc’Arts hip-hop, le rendez-vous des cultures urbaines de Brest, fêtent leurs 20 ans, à partir de ce vendredi et pour 15 jours. En deux décennies, le projet porté par les MPT de Pen-ar-Créac’h et du Valy-Hir n’a cessé de se développer, tout en gardant sa philosophie.

 

Une idée née dans la rue. « À Brest, il y avait beaucoup de pratiquants à la MPT du Valy-Hir pour le rap et le graff. À Pen-ar-Créac’h, on avait des danseurs dans la rue et dans les cages d’escalier quand il pleuvait. C’était l’esprit de Sydney et de l’émission H.I.P.H.O.P, se souvient Marianne Gambier, coordinatrice jeunesse à la MPT de Pen-Ar-Créac’h. L’idée a germé quand on est allé aux Rencontres urbaines de La Villette ».

Un rendez-vous qui monte qui monte. Si les Raptitudes, en 1997, duraient une soirée, le mouvement s’est vite amplifié. En 1998 et 1999, les Raptitudes laissent la place à la Z’maine des cultures urbaines. « Le hip-hop, le rap et le graff connaissaient un essor de fou, avec Skyrock qui débarquait. Plein de gens nous disaient que c’était une mode, que ça allait retomber. Mais 20 ans après, on y est toujours. Le rendez-vous mobilise beaucoup plus de partenaires et il s’est même professionnalisé, les compagnies de danse notamment. Pour la suite, il faudra qu’on professionnalise l’organisation ».

20 ans et toujours la même philosophie. Si les Renc’arts se sont développés, la philosophie reste la même : « C’est une culture d’autodidactes, de gens qui revendiquent venir de la rue ». Les animateurs jeunesse des MPT se sont, eux, emparés de cette culture. « Elle correspond aux valeurs qu’on veut mettre en place : le respect, la tolérance, la mise en place de projets collectifs. En terme de résultats, c’est un rendez-vous important pour les missions des MPT car il mobilise les jeunes. Il permet aussi de développer des échanges internationaux ».

Des souvenirs à la pelle. En 20 ans, Marianne Gambier en a, des souvenirs à raconter. « Je me souviens de la soirée dans la salle des conférences, sous la mairie, quand les rappeurs du coin ont sorti un album, Du sang neuf dans le 29. 700 personnes étaient venus. Les élus étaient morts de trouille ». Dans un autre registre, elle se souvient aussi d’une année où le graffeur Nazeem a invité 40 graffeurs, hébergés au Moulin Blanc. « Dans la nuit, ils ont graffé partout entre le Fourneau et le centre nautique ! On a tout nettoyé avec Nazeem le dimanche matin ».

Du neuf et des fondamentaux pour les 20 ans… Cette année, la parade hip-hop ne clôturera pas les Renc’arts. Samedi à 15 h, ils seront 100 danseurs aux Capucins… pour l’ouverture. Electrocution, un festival plutôt branché electro, sera de la fête avec une rencontre hip-hop/musique le 1e r avril. Mais que les puristes se rassurent, les Renc’arts conservent leur ADN. Les familles se retrouveront dans les block-party, au Valy-Hir le 24 mars, à Sanquer et à Bellevue le 29 et au tunnel de Palarenn le 2 avril. Les battle de danse n’ont pas été oubliées : samedi aux Capucins et le 22 mars au local de Queliverzan pour les plus jeunes et le 1e r avril à la Carène avec des troupes pros et amateures.

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