Critique ciné. De plus belle

Critique. De plus belle

« De plus belle », premier long-métrage d’Anne-Gaëlle Daval, est un feel good movie qui porte sur l’amour de soi. Cette première réalisation, plutôt standard, opte pour une écriture humoristique et piquante.

Lucie, 40 ans, a gagné son combat contre le cancer du sein. Mais alors que tout devrait être simple, tout semble difficile. La peur de vivre, d’être heureuse et de se laisser aller sont omniprésentes. Sa rencontre avec Clovis vient tout bouleverser. Comment se sentir femme quand on a eu un cancer du sein ? La maladie a touché à deux repères, la chevelure, qui a disparu à cause de la chimiothérapie, et la poitrine, qui n’est plus. Lucie porte son combat pour redevenir femme, se réapproprier ce corps qu’elle n’aime plus.

Un film Drôle, mais sans surprise

Ce premier film d’Anne-Gaëlle Daval est ce qu’on appelle un feel good movie. Il donne le sourire. Si l’écriture est empreinte d’un humour un brin piquant, le film s’inscrit néanmoins dans un cadre relativement formaté, classique. Le rôle convient à une Florence Foresti sobre, juste et émouvante. Le duo qu’elle forme avec Mathieu Kassovitz (Clovis) fonctionne étonnamment. Difficile de résister à ce Clovis aussi touchant que drôle, avec un regard profondément bienveillant. Nicole Garcia, quant à elle, ne passe pas inaperçue en professeur de danse. Elle en fait des tonnes avec des phrases en anglais qui font, pour le coup, « too much ». Jonathan Cohen, le grand frère, crève l’écran et porte le film avec des épaules rassurantes et son humour potache, sa sensibilité. Une pléiade de personnages secondaires sont également bien campés.

Douceur

Le film respire la douceur de vivre, d’être et d’aimer, il touche celles et ceux qui ne font pas preuve d’indulgence envers eux-mêmes. Un conseil alors : « Surtout sois douce avec toi-même », comme le dit si bien Dalila, jouée par l’actrice Nicole Garcia.

Oriane Marrec

Liberté, mer, jeu, ven, sam, lun 20 h, 22 h 05 ; dim 20 h 10, 22 h 15 ; mar 20 h 20, 22 h 05.