Ton système est mort. Clara Vénus sur le retour

Ton système est mort. Clara vénus sur le retour

Clara Vénus, c’est une sombre histoire à base de vieille baignoire, de déesse hybride, de diables rouges, de spationautes et de karma. Enfin ça, c’est ce qu’ils disent. Mais la véritable histoire de ce groupe brestois n’est pas des plus communes non plus.

 

Renaissance en 2013

Pour retrouver les origines de Clara Vénus, il faut remonter jusqu’en… 1996. « On avait quoi, 20 ans ? À l’époque, on était quatre et on a pas mal tourné dans le coin pendant deux ans », raconte Éric, chanteur et guitariste actuel. Deux ans après sa création, le groupe s’arrête : les musiciens n’arrivent pas à se mettre d’accord sur la direction que doit prendre Clara Vénus. Chacun suit alors sa propre voie.

 

Éric s’exile à Paris en 2003 et se lance dans un projet folk. Vince, ancien guitariste du groupe, intègre un groupe de reggae à la basse et s’intéresse de près au jazz et aux musiques improvisées. Les deux acolytes ne perdent jamais contact. « Sur mon projet folk, j’ai rencontré Bruno (alias Captain Hokan), accordéoniste mais aussi batteur », indique Éric, revenu vivre dans le coin en 2010. Si on parle de ces trois-là, c’est parce que de fil en aiguille, ils ont été amenés à reformer Clara Vénus en 2013, avec Éric à la guitare et au chant, Vince à la basse et Bruno à la batterie.

 

Mêler les anciens morceaux aux nouveaux

Le trio a commencé par reprendre plusieurs vieux morceaux de Clara Vénus. Certains en les laissant brut de décoffrage, d’autres en les réarrangeant. « J’ai aussi composé et écrit de nouveaux titres », note Éric. Résolument rock, voire punk-rock, le son du groupe s’est également nourri de ce qu’ont vécu et écouté les musiciens ces quinze dernières années. « Burn out », par exemple, parle d’un phénomène bien actuel et si les couplets sont nerveux, hyper rock, le refrain, lui, prend des accents reggae, posés.

 

Punk rock contestataire… et séducteur

Très vite, Clara Vénus a travaillé à la création d’un album, « Ton système est mort », sorti tout récemment, en partie financé par le crowdfunding et enregistré « dans un garage ». On y trouve 13 titres, dont deux chantés en anglais et deux qui sont des adaptations en musique de poèmes : « L’Horloge », de Baudelaire et « Vénus », tiré du « Vénus Anadyomène » de Rimbaud. En fil rouge : un esprit parfois revendicatif, contestataire (« Tambour »), parfois séducteur, presque glam (« Chatte démone »).

 

Objectif : la scène

Pour ce disque, Clara Vénus a su s’entourer : de Mathieu Conan qui l’a enregistré et mixé au photographe Grégory Mignard, en passant par l’artiste peintre Philippe Pastor qui a assuré la conception de la pochette et l’asso de réalisation vidéo Ryu Delirium. Cette dernière travaille sur la réalisation d’un clip pour le morceau « Le sang indien ». La suite ? « On veut faire vivre cet album en 2016, affirme Éric. Si on pouvait réussir à trouver une bonne vingtaine de dates, ce serait génial. On a déjà quelques pistes et une belle date calée dans un festival du coin ».

 

> Pour écouter et commander le disque : claravenus.fr