Surf. Morgane Desvaux, championne par hasard

surf. Morgane desvaux, championne par hasard

Tu as participé aux championnats de France universitaires de surf, à Anglet, les 29 et 30 mars. C’était une première pour toi ?

Oui, c’était une première. Je ne fais du surf que depuis deux ans et demi et je me suis inscrite un peu au hasard. J’ai vu qu’aucune fille ne s’était inscrite, alors j’ai mis mon nom, avec une copine. Les formateurs du Siuaps ont vu que j’avais déjà fait une compet’, alors ils m’ont pris.

 

C’est un spot que tu connaissais ?

Non, je n’avais jamais surfé dans les Landes. J’ai été très surprise de voir des vagues de 2 mètres, très creuses et puissantes. Les tubes étaient énormes. Je n’avais jamais surfé des vagues comme ça. Même les garçons, qui ont un super niveau, ont été impressionnés.

 

Et là, tu empoches le titre de championne de France universitaire de longboard. C’était prévu ?

Non pas du tout, c’est vraiment un concours de circonstance. On n’était que trois filles en longboard, dont une Espagnole qui a bien surfé et remporte la compet’. Je finis deuxième et j’ai obtenu le titre car la vainqueur n’est pas Française ! C’est vraiment un coup de chance. Ma prestation, c’était un peu Brice de Nice (rires). Je n’avais jamais fait de longboard avant. Je n’avais même pas de planche de longboard et c’est un autre surfeur qui m’en a prêté une.

 

Tu termines également troisième en shortboard. Encore un coup de chance ?

Là, on était cinq participantes. Je termine sur le podium, mais les deux premières étaient vraiment au-dessus du lot. Ma copine Céline finit 4e et casse sa planche pendant l’épreuve. La dernière participante a eu peur d’aller à l’eau à cause de la taille des vagues.

 

Comment cela s’est passé pour les autres Brestois ?

En longboard, on avait Thibault Leblond, qui finit troisième au bout d’une super finale, très serrée. En Surf Open, où toutes les catégories d’âges sont réunies, Ian Fontaine obtient la troisième place. Lui, il a un très bon niveau.

 

Quand as-tu intégré le club du Minou ?

Ça fait deux ans. J’ai commencé au Minou un peu par hasard, mais je me suis prise au jeu. Aujourd’hui, c’est devenu une passion et dès que j’ai un moment de libre entre les cours, j’y vais.

 

Ce titre t’a donné des idées pour la suite ?

Non, du tout. Je continue la compet’ comme je le faisais avant. Mais tout ça me fait rire parce qu’on me chambre pas mal avec ce titre. C’est vraiment un énorme coup de chance.