2017-2018, bilan d’une économie forte à Brest

finance brest

Brest métropole a le vent en poupe et tient bon le cap pour réaliser l’ambitieux programme de développement que les 8 communes qui la constituent ont baptisé Brest 2025. Le fait est que la situation économique de la métropole s’est nettement améliorée ces deux dernières années, même si subsistent encore quelques zones d’ombre.

Une situation économique en plein essor

Plusieurs indicateurs clés soulignent la force de l’économie brestoise :

  • Le moral des chefs d’entreprise est au beau fixe. Rien d’étonnant puisqu’ils sont de plus en plus nombreux à constater l’augmentation de leur chiffre d’affaire. D’ailleurs, le nombre de liquidations ou de redressements judiciaires est en nette baisse. Résultat ; ils recrutent et le taux de chômage à 7,5 % n’a jamais été aussi bas, depuis près de 10 ans. Ce qui est bien en dessous du taux de chômage national qui avoisine les 9 %.
  • Parmi les facteurs qui expliquent ou qui illustrent l’embellie brestoise, il faut signaler, entre autres, la reprise de la construction, la hausse du trafic aérien et le développement des activités de service. » Quand le bâtiment, tout va  » affirme un dicton populaire. Le secteur est effectivement en hausse de plus de 2 % et l’augmentation du nombre de permis de construire, délivrés aux ménages, montre bien leur confiance dans l’avenir de l’économie brestoise.Avec plus d’un million de passagers, Brest Bretagne confirme sa place de premier aéroport breton et a signé, en 2017, la deuxième meilleure performance de son histoire.Quant aux activités de service, elles croissent, tous azimuts, dans le numérique, le tourisme, la recherche et, d’une manière générale, dans l’assistance aux entreprises.

Toutefois, quelques zones d’ombre subsistent

Les activités traditionnelles de la métropole brestoise subissent, en effet, les contre-coups des difficultés conjoncturelles qui perturbent le trafic maritime, les chantiers navals ou l’industrie agro-alimentaire.

  • Même s’il est toujours le premier port de Bretagne, le port de commerce de Brest doit néanmoins faire face à un net recul du volume de marchandises traité que ne parvient pas à compenser, dans l’immédiat, le doublement du nombre de croisiéristes accueillis.
  • L’économie brestoise est également confrontée à la diminution du plan de charge de ses chantiers navals, même si les perspectives pour 2018 s’annoncent meilleures.
  • La situation de la filière agro-alimentaire s’avère contrastée. Si les investissements chinois dans la fabrication de poudre de lait sont encourageants, les soubresauts de la filière avicole sont toujours bien présents.

Un avenir plein de promesses

Quelles que soient les difficultés passagères que peut rencontrer la métropole brestoise, il n’en demeure pas moins qu’elle a su construire, au fil des ans, un solide socle de compétences.

Elle peut, ainsi, s’enorgueillir de constituer un remarquable pôle de compétitivité à vocation mondiale, en rassemblant près de la moitié de la recherche française en sciences et technologies de la mer.

Et quoi qu’il en soit, Brest reste une grande place navale entre Manche et Atlantique. Ce qui en fait le premier port français pour la maintenance de la Marine nationale et l’entretien des navires civils.

Lire aussi : Où investir à Brest ?

Brest 2025

La mer assure 80 % des échanges internationaux et la mer constitue bien le noyau dur de l’économie brestoise. Il n’est donc pas surprenant que les 8 communes de Brest métropole aient fondé leur stratégie de développement à long terme sur la multiplication des interconnexions, au-delà de leurs limites territoriales.

Trois objectifs sur quatre de cette stratégie sont centrés sur la coopération interrégionale, le réseautage international et la constitution de groupements multi-acteurs, dans laquelle le technopôle joue un rôle essentiel.

La modernisation et la transformation du quartier des Capucins, sur la rive droite de la Penfeld, ou la création d’une nouvelle zone d’aménagement à vocation économique, à Plougastel-Daoulas, sont une bonne illustration de cette stratégie volontariste et tournée vers l’avenir.

2017-2018, bilan d’une économie forte à Brest
Notez cette article