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Economie collaborative. Jeudi, OuiShare Bretagne se lance à Brest

OuiShare
Brest avait déjà accueilli le deuxième Open bidouille camp de France, un rendez-vous consacré au « Faites-le vous-même », mi-novembre. Dans la même veine, la ville est le cadre, jeudi soir, de la première réunion de OuiShare Bretagne. L'idée ? Réunir les acteurs bretons de l'économie collaborative, où l'on partage plutôt qu'on achète. Rencontre avec Amandine Piron et Gwendal Briand qui portent le projet localement.

Vous lancez OuiShare Bretagne au café L’Attribut, jeudi soir… Mais c’est quoi OuiShare au juste ?

 

Gwendal Briand. Déjà, « OuiShare », c’est un petit jeu de mots entre le français et l’anglais. En gros, ça veut dire « Nous partageons ». OuiShare est une communauté internationale qui vise à soutenir le développement de l’économie collaborative. Elle est née il y a quelques mois et rassemble aujourd’hui près de 400 personnes issues d’une vingtaine de pays. Les profils sont très différents. Il y a des entrepreneurs, des designers, des adeptes des fablab (ces ateliers des pros de l’électronique), des militants d’associations, des adeptes du covoiturage, des adhérents de circuit-court…

 

Amandine Piron.  On est très attaché à cette notion de communauté. OuiShare ne vise pas à devenir une entreprise ou une fondation et il n’y a pas non plus de hiérarchie entre les membres. Chacun apporte à la communauté ce qu’il peut et ce qu’il a envie.

 

Mais quel peut être le point commun entre un covoitureur et un adepte de fablab ?

 

Amandine Piron. Tous deux ne veulent pas défendre à tout bout de champ une économie de la propriété. Ça ne  veut pas dire qu’on se crée contre cette économie-là. L’idée est juste de défendre et valoriser une économie du partage. Ça interroge nos manières de produire, de consommer, de travailler…

 

Gwendal Briand. Au final, l’économie collaborative est vieille comme le Monde. Depuis toujours existent des initiatives de partages, de dons, d’échanges…Mais plein de facteurs font qu’aujourd’hui que ça se développe dans tous les sens et de façon exponentielle : l’essor des outils du numérique, les nouveaux systèmes d’échange entre particuliers et même la crise.

 

Amandine Piron. Ce qui nous plaît dans tout ça, c’est que le regard change sur l’économie collaborative. Elle a longtemps été associée à une économie de la subsistance. Désormais, elle est vue comme une réelle alternative. On trouve d’ailleurs dans les usagers de l’économie collaborative tous les niveaux de vie, tous les milieux professionnels.

 

Qu’est-ce qui marche à Brest en terme d’économie collaborative ?

 

Gwendal Briand. Deux projets connus sont le site de crowfunding Octopousse et Zéro Gâchis (dont Sept jours à Brest vous a déjà parlé, NDLR). Des sites internet d’auto-partage marchent bien aussi  à Brest et permettent de se louer des voitures entre particuliers. Même chose pour le site internet La Machine du voisin, où l’on peut sous-louer sa machine à laver à ceux qui n’en ont pas.

 

Amandine Piron. Le covoiturage aussi marche bien. Le système propose une trentaine de propositions de trajets Brest-Rennes par jour. C’est plus que le train. Il faudrait aussi ajouter dans l’économie collaborative les circuit-courts dans l’économie collaborative, les projets d’habitat partagé tel Ekoumène, ou encore la cantine numérique qui se lance actuellement à Brest et qui consiste là encore à partager des espaces de travail plutôt qu’à en devenir propriétaire.

 

N’y a-t-il pas la crainte de détruire des emplois avec l’économie collaborative ?

Gwendal Briand. Si, tout à fait. C’est du moins une question qu’on se pose. Mais le but n’est pas d’aller contre le modèle existant, mais de l’accompagner. Il faut qu’on arrive à trouver une place pour les deux systèmes. De toute façon, l’économie collaborative va se développer, on ne peut pas faire comme si elle n’existait pas.

 

Qu’est-ce que va pouvoir apporter OuiShare Bretagne ?

 

Gwendal Briand. Créer une dynamique sur la région, faire que les gens se rencontrent, puisqu’ils viennent justement d’horizons très divers, découvrent les projets de chacun.

 

Amandine Piron. L’idée est aussi d’accompagner le développement de nouveaux projets. Ce qui veut dire autant soutenir les initiatives que d’avoir un regard critique dessus. Les choses n’ont pas encore été établies, mais on pourrait envisager de se réunir assez régulièrement, organiser des conférences, participer à des manifestations autour de l’économie collaborative…

 

> Le OuiShare Drink se tiendra au café L’Attribut, 2 rue Latouche-Treville, ce jeudi 29 novembre à 19h. Anthonin Léonard et Edwin Mootoosamy, cofondateurs de OuiShare international sera présent.  OuiShare Bretagne a déjà sa page facebook.


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