Actu
Petits mystères brestois. Les scientifiques répondent

Petits Mystères brestois. Les scientifiques répondent
Pourquoi l'eau est froide à la plage du Moulin-Blanc ? Si vous n'avez jamais osé poser ce genre de question à un scientifique, nous, ça ne nous fait pas peur. On a profité du village des sciences des Tonnerres pour apprendre deux ou trois trucs...

Aux Tonnerres, on peut admirer des voiliers géants, tailler une bavette avec des Vikings norvégiens et… rencontrer des scientifiques de Brest ! Oui, oui. L’occasion d’élucider quelques petits mystères brestois…

 

Pourquoi la mer est-elle si froide à Brest ?
Se baigner à Brest est réservé aux plus téméraires. En ce moment, la température de l’eau au Moulin-Blanc plafonne à 15 petits degrés… Brrrr ! Comment expliquer cela ? « L’eau est plus froide ici que dans le Sud-Finistère parce qu’ici, il y a des courants de marées qui mélangent l’eau en surface – réchauffée par le soleil – et l’eau en profondeur », explique Claude Roy, directeur du laboratoire de physique des océans de l’Ifremer. Et pourquoi les courants sont-ils si forts ? « On est à l’entrée de la Manche ! ».

 

Comment se fait-il qu’on ait des phoques et pas d’ours autour de Brest ?
Le milieu naturel de l’ours blanc est en zone arctique, alors que les phoques gris de l’archipel de Molène-Ouessant forment une espèce adaptée au climat tempéré breton. Rien à voir avec les phoques annelés du cercle polaire. Et si des ours blancs dérivaient jusqu’en Bretagne ? Eh bien, ils auraient sans doute envie de remonter chez eux ! C’est ce qu’a fait un phoque du Groënland recueilli par Océanopolis. « On l’a retapé et remis à l’eau avec une balise, raconte Jean-Paul Alayse, copilote du village des sciences et ancien conservateur d’Océanopolis. Il a été retrouvé dans l’estomac d’un requin… dans le Grand Nord ! ».

 

Est-ce qu’on a du pétrole à Brest ?
Peut-être, peut-être pas. En tout cas, on n’en a pas encore trouvé. « On a déjà eu des campagnes de prospection il y a plus de 25 ans, au large de Brest », se rappelle Christophe Rousseau (photo), adjoint au directeur du Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre). Mais la prospection avait lieu juste à côté du parc naturel marin d’Iroise… Du coup, les forages n’ont pas été autorisés. À peu près à cette époque, un pétrolier géant était de passage à Brest. Christophe Rousseau et France 3 en ont profité pour réaliser un reportage le 1er avril. « On a fait croire qu’il y a avait du pétrole dans la rade de Brest et qu’il était tellement pur qu’on pouvait le mettre directement dans les réservoirs des bagnoles… C’est passé comme une lettre à la poste ! ».


Commentaires

En direct de Brest