Qu’est-ce qu’elles avaient de plus, ces Suédoises, en finale ?
Le physique. Dans l’équipe, elles faisaient toutes plus d’1,75m. Dur de rivaliser. À la 18e minute de jeu, on perdait 10-4. On s’est bien rattrapé en début de seconde période en leur infligeant un 3-0. Mais ça n’a pas été suffisant. On perd 29 à 22.
Vice-championne du monde… C’est pas mal, non ?
L’objectif était de dépasser les huitièmes de finales pour faire mieux que notre dixième place l’an dernier, aux championnats d’Europe. La suite, ce n’était que du bonus. On est bien monté en puissance au fil du tournoi. On a notamment éliminé la Hongrie en demi-finale, qui nous avait battues de plus de dix points quelques semaines plus tôt en amical.
Sur le plan individuel, ces mondiaux sont une belle revanche, non ?
Franchement, je ne croyais plus du tout pouvoir être sélectionnée. Je me suis blessée à l’épaule en janvier, je n’avais plus touché de ballon depuis. Je devais même me faire opérer avant de trouver une autre solution avec mon kiné. Le staff de l’équipe de France m’a tout de même fait confiance. J’ai débuté les matchs dans le sept majeur, sur l’aile droite ou arrière droite. Et au final, je termine dans l’équipe type de ces championnats du monde, avec la gardienne messine Laura Glauser. Une belle revanche sur cinq mois de galère.
Ce trophée redonne du peps pour la suite de la carrière ?
C’est sûr. Après la rétrogradation de l’Arvor 29 en N1, j’ai dû repenser mon projet sportif et choisi de signer à Nantes en D2. J’avais toujours cette idée d’essayer de passer pro. Cette place dans l’équipe type du tournoi conforte mon choix.
Vous aviez plusieurs propositions de clubs deD1. Pourquoi avoir choisi la D2 avec Nantes ?
J’avais des contacts avec Issy-les-Moulineaux, Toulon et Fleury en Ligue féminine de handball. Mais je ne voulais pas partir trop loin et dans ces clubs, il y avait beaucoup de concurrence à l’aile droite. Moi, j’avais besoin de jouer. Et puis le projet nantais est séduisant. Le club vise la montée cette saison.
La rétrogradation de l’Arvor29 a été uncoupdur tout de même ?
Oui, c’est sûr. Il me restait une année encore à faire au centre de formation et le club me proposait de jouer comme deuxième ailière droite dans l’équipe première. J’aurais pu glaner de l’expérience en D1. Mais bon, c’est ainsi et puis l’Arvor a bien aidé les joueuses à trouver des clubs.
