Actu
Street-art. Crime of minds vous présente ses 21 graffs

Crime of minds 3
Les street-artistes du collectif Crime of minds achèvent leur dernière fresque cette semaine. On a rencontré l'une d'entre eux, Liliwenn, pour faire le point.

Voilà plus d’un an qu’ils recouvrent (très légalement) les murs de Brest de grandes fresques. Les artistes de Crime of minds terminent cette semaine leur dernier graff, rue Pen-ar-Run, à Lambé.

 

Une balade artistique à improviser
Il y en a 20 autres à découvrir dans toute la ville. « Sans compter les petits à-côtés, précise Liliwenn, du collectif. Certains artistes ont voulu faire de petites peintures en plus ». Pour fêter l’événement, une toute nouvelle plaquette listant les adresses des oeuvres et leurs auteurs est à disposition dans les offices de tourisme ou certains bars. Et pour admirer tout ça, pas de car de touristes. Il faut organiser son propre parcours en voiture.

 

L’intérêt de ce musée improvisé, explique Damlec, chargé de com’, c’est de « montrer la diversité qu’on peut retrouver dans le street-art ». Des graffeurs de tous les pays, de tous les horizons, se sont retrouvés durant plusieurs sessions intenses de peinture. « Ils utilisent des techniques très différentes, nous apprend Liliwenn. Certains bossent à la bombe, à main libre, d’autres en acrylique ou avec des pochoirs… ».

 

Un art autorisé… mais libre
C’est bien joli tout ça, mais travailler avec l’autorisation de la mairie, ça va pas un peu contre l’esprit du street-art, qu’on imagine plus clandestin ? Pas vraiment pour la graffeuse : « On cherche avant tout à mettre de l’art à disposition de tout le monde. Et puis les autorisations de la mairie (et des propriétaires des murs) nous permettent de travailler plus sereinement, de mettre en place une logistique un peu lourde, avec tous ces artistes parfois venus de loin ». Mais ils l’assurent, ces autorisations ne brident pas du tout leur liberté. « On peut peindre absolument ce qu’on veut. Et c’est nous qui avons choisi les murs », termine Liliwenn.

 

Et la suite ?
Ces peintures achevées, le projet ne s’arrête pas pour autant. Crime of minds sera bientôt transposé en livre d’art, et en film. Des événements devraient aussi être organisés, à Brest et à Paris, avec des concerts et des performances. « C’est une façon de laisser des traces de notre travail », explique l’artiste. Car ces oeuvres ne sont pas faites pour traverser les siècles. « On n’a pas ce sentiment de possession que peut avoir un artiste lorsqu’un ouvrage est fait pour durer des années, confie-t-elle. Et puis, on doit aussi laisser aux propriétaires des murs leurs libertés. Ils ne sont obligés de conserver nos peintures que dix ans ». Quant à l’après…

 

> Sur internet : www.crimesofminds.com

 


Commentaires

En direct de Brest