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Entreprendre au féminin. Le réseau qu’envient les hommes

Entreprendre au féminin. Le réseau qu'envient les hommes
Créér son entreprise n'a rien de facile, encore plus quand on est une femme. Pour rétablir l'équilibre, 170 Bretonnes adhèrent à leur propre réseau. Pour faire du business? Certes, mais d'abord enlever les freins à entrepreneuriat au féminin.

La première a ouvert un cabinet venant en aide aux enfants hyperactifs; la seconde est rédactrice web; la troisième vend des bijoux faits de perles de Tahiti.

A priori rien à voir. Et pourtant, Emmanuelle Soun, Marie Kerouanton et Nathalie Le Gloahec (de gauche à droite sur la photo) font face aux mêmes difficultés. Celles de femme chef d’entreprise, seule face aux décisions et avec l’impératif d’allier vie professionnelle et vie de famille.

 

«Rompre l’isolement»

Alors bien sûr, les trois Brestoises ont des choses à se dire. Ce qu’elles ne manquent pas de faire via Entreprendre au féminin. Parti du Finistère en 2002, le réseau des créatrices d’entreprises en est désormais à 170 membres en Bretagne. «C’est notre équipe, raconte Emmanuelle Soun. Notre moyen de rompre l’isolement».

Les rencontres sont multiples, des conférences mensuelles des Samedis créateurs aux discussions libres trimestrielles des Cafés off. «On y mutualise nos expériences, on profite des compétences de chacune, on s’échange des contacts», raconte Marie Kerouanton. On y fait même affaire, à l’instar de Nathalie Le Gloahec qui a trouvé son attaché de presse lors d’un Café off.

Mais le but premier n’est pas là. Une foule de réseaux existe déjà pour ça et les femmes chefs d’entreprise doivent faire face à suffisamment d’embûches pour qu’Entreprendre au féminin se concentre dessus.

Au premier rang ? «La conciliation des temps de vie, explique Gaëlle Vigouroux, co-responsable d’Entreprendre au féminin. Question essentielle tant que les rôles familiaux ne seront pas mieux répartis au sein du couple». Vient ensuite une foule de freins psychologiques qui font que «les femmes minimisent leur projet, dévalorisent leurs compétences et leur réseau», regrette Gaëlle Vigouroux.

De ces difficultés, Entreprendre au féminin tire son originalité en mettant sur pied, deux fois par an, un «atelier émergence de projets». Vingt femmes y viennent acquérir les contreforts avant de se lancer. «Comment organiser son emploi du temps? Comment vendre son idée ? Quel rapport à avoir avec l’argent, le risque…?, détaille Gaëlle Vigouroux. C’est une première étude de son projet à ne pas louper avant de s’orienter vers les formations techniques classiques, comme la gestion, la comptabilité».

 

113 créations depuis 2002

Et ça vaut le coup de s’y attarder.  113 entreprises ont été créées depuis 2002 par des femmes d’Entreprendre au féminin, avec un taux de survie à cinq ans de 72%. Vous voulez en faire partie? Une rencontre a lieu ce jeudi, en rade de Brest, avec les réseaux des femmes cadres Ell’en Cornouaille et Ell’à Brest. Idéal pour une première approche. Mais vous l’avez compris, il faut être une femme!

 

> Rencontre inter-réseaux jeudi, de 19h45 à 22h30. Contact: tél.02 98 25 89 88


Commentaires

  • http://twitter.com/mariekerouanton Marie Kerouanton

    Merci Sept Jours à Brest pour ce chouette article !
    Marie Kerouanton

    • Anonyme

      Très belle initiative en effet que d’accompagner les femmes dans leur projet d’entreprise! Bravo, mais les femmes, accrochez vous! Je serai bientôt à la retraite et prête à aider l’une d’entre elles….pour les enfants…