Fête du Tram
Balade urbanisme. La conciliation du végétal et du minéral

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Que serait Brest sans ses bistrots? Franchement... On s’est dit qu’une balade surle sujet manquait dans cette Fête du tram. On en a donc choisi (trèssubjectivement) cinq à visiter, samedi, dans toute la ville. En voiture !

Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi il n’y avait pas d’arbre rue Jean-Jaurès ? Pourquoi on met de l’herbe sur le trajet du tramway ? Comment sont choisies les plantes qui ornent la ville ? Comment transforme-t-on un grand carrefour sans âme en un lieu qui donne une place à l’humain ?
C’est à ce type de questions que sauront répondre Isabelle Nivez (paysagiste) et Claire Puissant (architecte-urbaniste). Les deux femmes ont uni leurs professions pour rendre le tracé du tramway agréable.

 

Une répartition harmonieuse de la verdure

«Notre travail, c’est d’insérer cet outil technique dans un environnement urbain, articuler son espace avec ceux des piétons, des voitures, des vélos…», explique Claire.

Ce chantier aura été pour elles l’occasion de repenser l’organisation de la ville et de mieux y répartir le vert… «Si Brest a une image très minérale, avec tout ce béton, elle était paradoxalement déjà très végétalisée avant le chantier», souligne l’urbaniste. Seulement, les plantes se cantonnaient généralement dans des squares, quand elles marquent aujourd’hui la continuité du trajet du tramway.

 

Des végétaux d’ici et d’ailleurs

Des dizaines d’espèces vont border les rails. Dont certaines pas très locales. «Mais en même temps, ça ne veut rien dire ici. Presque toutes les plantes « locales » viennent d’ailleurs», précise Isabelle, la paysagiste.

Ce qui ne veut pas dire qu’elles n’ont aucun lien avec Brest. La ville a réutilisé les palettes de végétaux historiquement présentes depuis des siècles, notamment dans le jardin des Explorateurs. Car la cité du Ponant est un port où se croisaient des gens du monde entier, apportant chacun un peu de leur pays. «On a donc planté des pins Monterey, de Californie, ou encore des verveines de Buenos Aires», liste Claire Puissant.

 

Tenir compte de l’histoire

L’histoire des lieux, elles ont voulu en tenir compte. Comme à l’arrêt Saint-Exupery, «où le plan Mathon de 1948 a été respecté». À cet endroit, le tracé du tramway passe pile sur les remparts de la ville, aujourd’hui enterrés. La bande de gazon qui en marque l’emplacement a été conservée.


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