Fête du Tram
Balade des Bistrots. Tournée des bars by tram

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Que serait Brest sans ses bistrots ? Franchement... On s’est dit qu’une balade sur le sujet manquait dans cette Fête du tram. On en a donc choisi (très subjectivement) cinq à visiter, samedi, dans toute la ville. En voiture !

Chez Ahmed

On commence en douceur cette balade à Pontanézen. La petite maison bleue d’Ahmed, protégée des regards par une cour, abrite un lieu de rendez-vous connu de tous les habitants du quartier. Notamment des expatriés maghrébins, qui viennent discuter du pays ou jouer aux dominos autour d’un thé à la menthe. À l’intérieur, la déco est sobre. Des versets du Coran, en arabe, ornent les murs. Le patron vit dans le coin depuis le début et le connaît comme sa poche. Son association, il la tient depuis 1985…

 

Le Café de la plage

Depuis 1986 que Marcel Jacolot est implanté place Guérin, son bar est devenu un lieu incontournable du quartier. «À la sortie de l’école tout proche, les enfants viennent avec leurs mamans boire un chocolat chaud. Et le soir, c’est au tour des ouvriers de venir prendre l’apéro». Mais la particularité du bar, c’est son implication dans la vie associative des alentours. Foire aux croûtes, Fête de la musique, son café est de toutes les manifestations du coin, grandes ou petites. «Ici, les liens sociaux sont très importants, explique-t-il. Le quartier Saint-Martin, c’est comme un petit village dans la ville».

 

Le Baobab

Dans ce bar, à l’écart de la rue de Siam, le moindre élément de la décoration intérieure a un lien avec la vie aventureuse du patron, Doudou, débutée au Sénégal. Par exemple, il stocke son extraordinaire punch dans un baobab creux miniature, derrière le bar. «Quand j’étais guide de chasse, les hyènes installaient toujours leurs petits dans le trou d’un baobab pour qu’ils ne manquent pas d’eau, raconte Doudou. Mes clients, ce sont mes bébés, je ne veux pas qu’ils meurent de soif». Ils ne risquent pas, la carte des cocktails qu’il a inventés est assez impressionnante.

 

Le 1900

Mireille, ça fait 45 ans qu’elle tient, son bistrot, à Recouvrance. Avant, c’était un bar de marins. Mais ça a bien changé… Aujourd’hui, ce sont surtout des habitués du quartier», confie-t-elle. Le décor, typique du bar des années 60, abrite un incroyable trésor : un jukebox d’époque, plein de tubes et de chansons françaises oubliés. Il fonctionne parfaitement. Alors, si vous voulez faire plaisir à la patronne, insérez 1€ et mettez «La Fille de Recouvrance», de Claude Leroux. Sa chanson fétiche.

 

L’Athome café

La semaine, ce bar en plein milieu du quartier de La Cavale-Blanche est familial. Il est un peu seul dans ce coin résidentiel, peuplé defamilles de trentenaires. Alors les enfants viennent boire des grenadines, le soir, avec leurs parents. Lesamedi, en revanche, l’endroit setransforme en bar à concert. Mais sans prise de tête : il arrive souvent que les musiciens partagent la scène avec les membres du public pour quelques bœufs d’anthologie.

 

Et si le sujet vous passionne, vous pouvez lire ou relire notre article sur l’inventaire éthylique.

 


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