J’ai fini mes études en 2010. Après avoir un travaillé en 2011, je me suis rendue compte que je n’étais pas prête à m’inscrire dans « la routine » du boulot … et j’avais envie de voyager ! Le SVE est un bon moyen de se donner la possibilité de changer d’environnement et de voir autre chose. Je souhaitais que mon projet reste en relation avec mon métier (éducateur spécialisé).
J’ai choisi ce projet surtout car il concernait l’accompagnement de personnes handicapées. J’interviens dans un centre social qui accueille (entre autres) des personnes handicapées à la journée. Mon intervention consiste à les accompagner dans les différentes activités (sport, cuisine, relaxation…), dans la préparation des repas, dans leur travail (ils travaillent le bois pour faire des icônes religieuse).
Il y a une grande proximité entre religion et social
Ma journée type commence par une prière ! Et oui, le centre est rattaché à la paroisse, donc il y a un côté religieux. Au départ, cela m’a questionné car je ne suis ni croyante ni pratiquante, mais je me suis habituée à leurs pratiques et ai pu questionner certaines de mes collègues sur le sens de tous ça !
En Lituanie, il y a une grande proximité entre religion et social, dans le sens ou l’Etat supporte peu les institutions sociales et c’est souvent les paroisses qui sont à l’origine de tels établissements. Un projet comme le mien est novateur puisque la volonté est de créer une communauté et ils constituent donc des petits groupes (deux groupes de 7 personnes). Les autres centres, plus classiques, qui accueillent des personnes handicapées, sont beaucoup plus grands et sont moins spécifiques.
En France, il existe beaucoup de différents systèmes d’accueil qui sont adaptés au projet de vie de la personne. Ici, on sent que le système social est en construction, des nouveaux projets sont en train d’arriver mais cela n’est pas la priorité de l’Etat de les supporter, ils fonctionnent donc avec des fonds de l’Union européenne.
Les Lituaniens doivent se construire leur propre identité
Toutes ces observations sont aussi en relation avec leur histoire. Ici, cela ne fait qu’une vingtaine d’années qu’ils sont indépendant du régime communiste, ce passé laisse encore des traces, et les Lituaniens doivent apprendre à se construire leur propre identité après tant d’année d’occupation… Très intéressant de voir que même dans l’Europe, les gens n’ont vraiment pas vécu du tout la même chose, cela donne des différences culturelles.
La vie de volontaire est très agréable, je rencontre plein de monde (volontaires de tous les pays d’Europe, et des Lituaniens…), il y a toujours plein d’occasion pour sortir et visiter plein de choses ! Je vis avec une Allemande, une Lettone et une Française.
La barrière de la langue
La seule limite pour moi de cette expérience est la barrière de la langue, difficile d’aller plus loin dans le travail avec les personnes handicapées… Nous avons eu des cours de lituanien mais tellement différent du français que mon lituanien n’est toujours pas génial !
L’hiver a été long (et pourtant ici ils nous ont dit que cette année c’était court !), on a eu de la neige de janvier à mars et en février c’est descendu jusqu’à -30°C ! Il fallait s’équiper pour sortir, c’est la première fois de ma vie que quand je sortais, et quand je respirais, j’avais des glaçons dans le nez !
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C’était à une retraite religieuse à laquelle on a participé en décembre 2011. Sur la photo, il y a Julija et Andreus.
