« On avait envie de s’investir ensemble, de monter un projet positif, expliquent les quatre copines d’Oyez, oh yeah ! On a chacune des ambitions professionnelles différentes, dans le solidaire, la culture ou l’événementiel musical. Notre asso combine tous ces intérêts ». En fait, avant même de déposer les statuts à la sous-préfecture, les filles avaient déjà l’idée d’organiser un concert humanitaire. « La structure associative nous a permis de bénéficier de subventions pour l’organisation de la soirée, notamment de la ville de Brest et du conseil général du Finistère », indiquent-elles. Pour compléter le budget, les amies ont également organisé un vide-greniers et demandé des financements via le site Octopousse.fr (vous pouvez d’ailleurs continuer à donner).
Un projet solidaire
Ce fameux concert aura lieu ce jeudi. « Les fonds récoltés serviront à mettre en place des ateliers d’arts plastiques pour les jeunes du quartier populaire de Villacrespo, à Buenos Aires. Le but est d’utiliser l’art en tant qu’outil de développement personnel ». Ce projet, intitulé « Ven, Seremos », a été imaginé en collaboration avec une autre association brestoise, la compagnie sociothéâtrale La Obra. Par la suite, l’histoire personnelle des participants sera récréée sous forme de contes illustrés, de romans-photos et de bandes dessinées.
Des formations electro de la région
Malgré cette passion pour l’Amérique latine, les bénévoles d’Oyez, oh yeah ! n’oublient pas leur région. « Pour ce concert, on a voulu soutenir des jeunes artistes en devenir, explique Alizée. On a retenu quatre formations electro bretonnes pour lesquelles on a eu un véritable coup de coeur ». Tout droit venu de Quimper, F.e.m proposera un set à quatre mains avec Cabos Sans Lucas, jeune Briochin protégé de Yelle. Comme pour Budju, l’alliance des Rennais Douchka et Zoomtronic, l’ambiance sera house et tech-house. Le Vannetais Dehousy sera aussi de la party, avec un DJ set composé de future house et de jersey. Quant au Brestois Dôdo, il offrira un live au public du Vauban. « Sa musique n’a pas de nom. Il ne souhaite pas mettre de limite à la réalité musicale », indiquent les filles, mi-sérieuses, mi-souriantes. Notons qu’en plus de cette grande odyssée de l’électronique, les spectateurs pourront apprécier une exposition de photos accompagnée d’infos sur le projet.
Pratique
Ce jeudi, de 23 h à 4 h au Vauban (17, avenue Clemenceau). Tarifs : 10 € (étudiants et préventes) ou 12 € sur place.
