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Bac pro. L’autre finale de la handballeuse de l’Arvor

Léa
Elle a réussi à jongler pendant toute l’année entre le bahut et ses entraînements de hand avec l’Arvor… Il ne reste plus à Léa qu’à empocher son bac pro vente pour signer la saison parfaite. Prochain match décisif, le 13 juin, face au jury de l’oral de négociation.

Lycéenne à Lesven le jour, handballeuse à l’Arvor le soir. C’est la double vie que mène Léa Marie-Jospeh, 19 ans. Sa passion remonte à loin. Tout a commencé sur le parking du Leclerc à Landerneau… À l’époque, Léa faisait de la GRS (et détestait ça). « Avec ma mère, on est tombé sur un stand de démonstration de hand. Sur le coup, j’ai pas joué. Mais après, je lui ai dit : je veux faire ça ! ». Elle avait 6 ans.

 

« Je parle tout fort dans ma chambre »
Mais en ce moment, ce sont surtout les révisions du bac qui l’occupent. Et si pas mal d’épreuves sont déjà derrière elle (maths, économie, espagnol…), il lui reste encore quelques gros morceaux ! Le fameux oral de négociation, par exemple, ce mercredi 13 juin. Un genre de simulation de vente.

 

Comment ça se révise, d’ailleurs ? « Je parle tout fort dans ma chambre et j’imagine que j’ai quelqu’un en face ! », confie Léa, qui a l’habitude de potasser en solo. « Mes parents me font confiance, j’ai toujours fonctionné comme ça ». L’épreuve de négociation se base sur les stages réalisés pendant l’année. Des expériences de terrain censées donner à chaque élève de quoi convaincre le jury d’acheter telle voiture ou telle porte d’entrée.

 

Stagiaire et handballeuse dans l’équipe réserve de l’Arvor… C’est compatible, ça ? « Je suis toujours bien tombée avec mes tuteurs », sourit Léa. Enclair, tous ont accepté qu’elle parte un peu plus tôt pour aller à ses entraînements quasi-quotidiens, le soir. « C’est un rythme à prendre ! Une hygiène de vie aussi… ». Et encore, elle n’avait plus de muscu le midi, comme à l’époque du sport-études… (de la troisième à la première).

 

Aujourd’hui, la saison est terminée. Son dernier match, c’était le 12 mai. Les entraînements sont donc moins systématiques et Léa peut dégager dutemps pour ses révisions.

 

Objectif prépa infirmière
L’issue de l’année a beau être incertaine, Léa se montre confiante. « J’ai reçu un avis favorable au conseil de classe », relève-t-elle. Et une fois son diplôme en poche ? Direction Dupuy-de-Lôme pour une prépa infirmière ! Elle a déjà été acceptée. « J’ai envie de faire ça depuis longtemps ! ». Au risque de devoir mettre le handball de côté ? « Stéphanie Daudé (joueuse pro de l’Arvor, NDLR) aréussi ses études d’infirmière tout en continuant le hand ! Maintenant, elle a un bagage solide. J’aimerais faire pareil ».


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