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Mercato. Brest va devoir faire avec son image

Mercato. Brest va devoir faire avec son image
Le refus de Philippe Montanier de prendre les rênes du Stade Brestois, la semaine dernière, est un signe: Brest va devoir suer sang et eau pour boucler son mercato. D'autant que le chantier est de taille puisqu'un entraîneur et cinq joueurs sont attendus.

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Quoi, qu’est-ce qu’elle a, la cité du Ponant? En additionnant la liste des joueurs que le Stade Brestois aurait bien aimé garder mais qui ont des envies d’ailleurs, et celle des pistes de recrutement qui tombent à l’eau, la question paraît légitime : Brest n’a visiblement pas la cote dans le football pro.

 

Bah oui, qu’est-ce qui fait que Jonathan Zebina, qui a retrouvé de l’allant cette saison, à la pointe de la Bretagne, ait déjà des envies d’ailleurs ? Pourquoi Steeve Elana troque-t-il son statut de demi-dieu à Brest pour celui de doublure à Lille ? Pourquoi Philippe Montanier a-t-il refusé le poste d’entraîneur qui lui tendait les bras ? Ce n’est sûrement pas le manque de ferveur de la ville pour son club ! Le climat alors ? Après sept saisons en rouge et blanc, Steeve Elana sait très bien qu’il ne pleut pas tout le temps à Brest. Et puis Philippe Montanier est passé par Boulogne et Valenciennes. Désolé, mais ça ne fait pas non plus rêver.

 

Non, il doit aussi être question de projet sportif, de conditions d’entraînement et, bien sûr, d’argent. Sur ces trois tableaux, c’est une évidence: le Stade Brestois n’est pas le club le plus reluisant de la Ligue 1. Le problème ne date pas d’hier. En janvier dernier, Corentin Martins disait déjà avoir sondé un paquet de joueurs, avant d’essuyer des refus ou se les faire piquer.

 

Cinq recrues à dénicher

Même chose cet été ? Le Stade Brestois cherche cinq recrues d’ici la fin du mercato. Un par ligne. Et Michel Guyot l’a annoncé sans détour, mardi: «Çava être difficile!». Parce que c’est la crise et que les clubs les plus huppés se mettent désormais à chasser sur le même terrain que le Stade: la Ligue 2. «Quand on voit que le Stade Rennais met 4M€ sur Sadio Diallo (le jeune attaquant de Bastia, NDLR) et qu’en un match à la télé, la cote de Mendes (l’attaquant du Havre, excellent contre Marseille en coupe de France, NDLR) passe à 5millions d’euros… C’est de la folie. Nous, on ne peut pas suivre», s’emportait presque Michel Guyot.

 

Il reste à aller fouiner dans les pays exotiques auxquels les recruteurs à gros budgets ne pensent peut-être pas d’emblée. Genre la République Tchèque, la Grèce, Israël… Et la Roumanie ! Le Stade Brestois lorgnerait justement sur le gardien roumain du Steaua Bucarest, Ciprian Tatarusanu. Comme l’OM visiblement… Mais c’est pas possible !


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