Musiques
Alchimie. La fusion du rock acoustique et de l’electro

Alchimie. La fusion du rock acoustique et de l'electro
En couple à la ville, Jérémy et Sophie forment, sur scène, le duo Alchimie. Quand la mélancolie du blues rencontre l'énergie du metal et de l'electro...

Né en 2010, Alchimie est encore jeune. Pour autant, les deux membres du groupe baignent dans la musique depuis, pfiou… longtemps. « J’ai commencé la batterie à 13 ans, raconte Jérémy, percussionniste d’Alchimie. Six mois après, j’étais dans un groupe». S’il est autodidacte, sa compagne Sophie a, elle, bénéficié d’une formation classique en solfège. « J’avais un piano à la maison, explique-t-elle, mais je suis très vite partie dans le blues ». Il faut dire que sa voix, particulièrement grave, s’y prête fort bien.

 

Douze ans de complicité
Les années passent et chacun développe des expériences musicales dans différents groupes. Finalement, les deux amoureux décident de lancer un projet commun, Tribe Evernight, avec trois autres musiciens. « Un des guitaristes a été muté dans le sud de la France », se rappelle Jérémy, ce qui a mis fin à l’aventure. Le couple décide de remettre le couvert en créant Alchimie. Cette fois, ils ne sont plus que deux. Leur cohésion artistique est favorisée par douze ans de complicité. « On est ensemble depuis le lycée », sourit Jérémy. Leurs textes parlent d’eux, mais aussi de leur ressenti sur la société. « C’est souvent assez noir ! », prévient Sophie.

 

« On a joué du Marilyn Manson dans une église ! »
Au départ, Alchimie jouait uniquement en acoustique, elle au chant et à la guitare, lui aux percussions. « On reprenait du Megadeth, du Metallica, du Slipknot, énumère Sophie. On a même joué du Marilyn Manson dans une église à Plabennec ! ». Comme quoi, sans les guitares saturées et avec un chant clair, le metal peut plaire au plus grand nombre. Le duo maintient cette formule aux Fêtes de la musique 2010 et 2011, à Brest.

 

« Début 2012, on a travaillé sur un set electro avec MAO (musique assistée par ordinateur, NDLR) », précise Jérémy. Des influences comme Hilight Tribe ou High Tone ressurgissent alors. Leur musique gagne en profondeur, sans renier le côté intimiste des instrus acoustiques. Au tremplin Polysound, de Landerneau, en mars 2012, Alchimie teste sa nouvelle formule. Pas évident de plaire à la fois aux métalleux et aux fans d’electro ! « On a un peu le cul entre deux chaises », admet Jérémy.

 

Le groupe s’entraîne à la maison. « Comme on a des enfants, c’est pas possible de bosser en salle de répé », explique Jérémy. Pendant un temps, il a d’ailleurs joué de la batterie électronique en appartement (au casque, donc), mais le martèlement de la pédale rendait fous les voisins… Actuellement, le duo peaufine son premier album, prévu pour l’automne. Neuf titres ont déjà été enregistrés. En attendant, ne les ratez pas au Vauban, ce jeudi… et suivez-les sur Facebook !

 

Alchimie au Vauban jeudi 17 mai, à partir de 20 h 30. Tarifs : 6 € plein, 3 € étudiants, gratuit pour les membres de la Breizh Drum Society. Trois autres groupes sont programmés le même soir : NKVD, Dysilencia et Teska.

 


Commentaires

En direct de Brest