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VTT. Stéphane Sordet veut prêter ses yeux aux non-voyants

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On y pense rarement, mais le VTT, c'est aussi fait pour les non-voyants. Si, si, sur un tandem, avec les yeux d'un pilote devant. À Brest, Stéphane Sordet propose d'endosser ce rôle. Il lui reste à trouver des fonds pour acheter le tandem ainsi que des non-voyants motivés.

Faut pas toujours chercher la quête du profit derrière chaque action. C’est peut-être ça la leçon d’«Un tandem et des yeux pour deux». Ce drôle de challenge trottait dans la tête de Stéphane Sordet depuis pas mal d’années déjà. L’idée? «Permettre aux non-voyants de faire du VTT en tandem», explique-t-il.

 

«Même si une goutte d’eau»

Pourquoi lui ? Bonne question ! Stéphane Sordet ne compte pas de non-voyants dans son entourage, ne vend pas non plus de vélo. Mais ce musicien professionnel, passionné de VTT depuis tout petit, s’est juste posé une question : «Et moi, si je perdais la vue ? Il n’y a pas grand-chose d’adapté aux personnes handicapées dans la société. Alors si on peut aider, même si c’est une goutte d’eau, pourquoi pas le faire ?».

Et puis, du VTT, on en propose que très rarement aux aveugles. «Pourtant, les sensations doivent être géniales pour eux. Fermez les yeux rien qu’une seconde dans une descente, vous verrez, c’est impressionnant».

 

Suffit pas de dire banco

Mais suffit pas de dire banco, Stéphane Sordet n’a jamais dit que c’était facile. «Le VTT, c’est d’abord de la technique. Un trou, une racine… Il y a une technique particulière pour passer chaque obstacle. Il faut tout anticiper». Dans tout ça, le non-voyant ne fait pas que pédaler. «Il doit contrebalancer dans les virages, descendre du tandem pour passer certains obstacles, adapter son pédalage…». Bref, ça s’apprend à coup de communication, de confiance et d’entraînement. «Il faut aussi un tandem un peu particulier, avec deux systèmes de pédalage indépendants», détaille Stéphane Sordet.

Le Brestois en est là dans son projet : acquérir le vélo. Pas donné, loin delà. «Il faut bien compter dans les 5.000€». Stéphane Sordet a déjà réussi à faire diviser le prix par deux en passant par l’association Insertion sport vélo handicap nature (ISVHN). «Son but est justement de créer un réseau national de pilotes voyants qu’elle forme pour accompagner des aveugles en tandem et à qui ellefournit des tandems àprix préférentiels».

 

À l’assaut du Jura ?

La contrepartie ? «Je deviendrais le relais d’ISVHN, le premier en Bretagne, et je m’engagerais à piloter régulièrement des non-voyants en randonnée». En Bretagne, mais pas que. S’il trouve des non-voyants motivés, Stéphane Sordet envisagerait bien la traversée d’un massif montagneux en tandem -«celui du Jura que je connais bien»- et pourquoi pas s’aligner au départ de compétitions.

Mais ça, c’est du long terme. Le vététiste doit d’abord réunir un peu plus de2.000€ et trouver des parrains, entreprises ou particuliers. Pour l’aider, direction Octopousse, la plateforme en ligne du financement participatif.


Commentaires

  • http://www.facebook.com/people/Betty-Barthès/1155699041 Betty Barthès

    là au moins on serait heureux de faire un don, c’est une cause juste

  • http://www.facebook.com/stephane.sordet Stephane Sordet

    merci beaucoup !
    merci à Fabrice Pouliquen pour l’article
    les dons c’est sur : http://octopousse.com/projets/un-tandem-et-des-yeux-pour-deux
    en plus d’être une action sportive, il y a un volet mixité sociale important à l’action. vous pouvez me contacter pour toutes infos.

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