Zéro ! Il n’y a pas d’autre chiffre pour qualifier la prestation des joueurs du Stade Brestois dimanche à Auxerre. Face à la lanterne rouge de la Ligue 1, qui n’avait qu’une seule victoire à son compteur depuis janvier et qui était en outre privée de son meilleur buteur, les Brestois ont trouvé le moyen de se prendre quatre buts. Le tout en 34 minutes de jeu.
Zéro aussi comme le nombre de victoires à l’extérieur cette saison du Stade Brestois. Anecdotique ? «Ce sont surtout les points perdus à domicile qui nous mettent aujourd’hui en difficulté», analysait Alex Dupont, pour sa dernière conférence de presse jeudi dernier. Mais les Brestois ont tout de même laissé échapper 43 points, cette saison, en dehors de leurs bases. Et, avec, maintes occasions de se mettre à l’abri de la zone rouge. Cette 34e journée est sans doute à ranger dans les plus beaux loupés. Avec les défaites de Sochaux, Ajaccio, Dijon et le nul de Caen, les hommes de Corentin Martins pouvaient se glisser à la 15e place s’ils avaient gagné.
Pas de calcul et des tripes
Des «si», des «si», encore des «si»… Oui on connaît l’adage et l’heure n’est plus au constat mais à la mobilisation, tonnerres de Bres t! Quatre matchs restent encore à jouer, dont deux à l’extérieur. On pourrait se contenter de deux victoires à domicile et croiser les doigts pour que les autres postulants au maintien coulent. Mais on retombe alors dans les travers des «si».
Du coup, à Sept jours à Brest, on milite pour la tactique du zéro calcul et du jeu avec les tripes. À domicile comme à l’extérieur. Peu importe que l’adversaire dimanche soit Lyon, invaincu à Gerland depuis le 11 février. Brest a bien fait tomber Lille et Marseille. Les deux dernières victoires du club, pourtant les plus improbables sur le papier.
D’ailleurs déjouer les statistiques est devenu la marque de fabrique du club depuis la trêve. Se séparer de son meilleur joueur à Noël, virer le coach à cinq journées de la fin, se prendre quatre buts à Auxerre… Alors, une victoire à Lyon, franchement, ça ne surprendrait plus personne.
(Photo Eugène Le Droff)
