« Les Vieilles Charrues, c’est LE rendez-vous du mois de juillet ». Personne n’ira contredire Joris, batteur du groupe post-rock Corbeaux. Avec ses compères Maël, Mick et Johanne, il montera cet été sur la scène Xavier-Grall du mythique festival de Carhaix. Autre groupe brestois sélectionné au tremplin des Jeunes Charrues : les Talkin dumbs, dans une veine plus folk.
Des souvenirs plein la tête
Ces jeunes musiciens ont chacun noué une relation particulière avec le plus gros festoche français. « J’y suis allé sur les épaules de mon papa avec des jumelles ! », raconte le guitariste Maël, aujourd’hui infirmier. Toto, bassiste et contrebassiste des Talkin dumbs, se souvient de l’édition 2008 : « Devant Ben Harper, avec Max (le chanteur, NDLR), on s’est dit pour rigoler : peut-être qu’un jour on sera là ». Le rêve devient finalement réalité.
D’abord, les inscriptions
Pour participer au tremplin, Corbeaux et Talkin dumbs ont dû compléter leur profil Zikcard, une alternative à Myspace permettant de partager biographie, morceaux et vidéos. Le jour des résultats des présélections, Maël était fébrile. « Je travaillais à l’hosto et, entre deux patients, je squattais l’ordinateur du service pour vérifier Facebook ! ». Max, le chanteur des Talkin dumbs, était trop occupé à profiter de son séjour Erasmus à Glasgow. Il n’a appris la nouvelle que bien après…
Ensuite, convaincre le jury
Étape suivante : départager la quarantaine de groupes présélectionnés. Pour cela, dix soirées en présence du jury ont été organisées dans le Grand-Ouest. L’occasion de faire de jolies rencontres… « J’ai parlé musique avec Jean-Jacques Toux (programmateur des Vieilles Charrues, NDLR) pendant 20 bonnes minutes sans savoir qui c’était », sourit Maël. C’est à Pont-l’Abbé et à Taulé que Corbeaux et Talkin dumbs ont décroché leur sésame.
En juin prochain, un stage collectif réunira tous les groupes du tremplin à Carhaix. « Il y aura des cours pour apprendre à se placer sur scène », explique Aude, manageuse des Talkin dumbs. Évidemment, les deux formations brestoises ont déjà commencé à travailler leur attitude. « Au début, on était un peu statiques, admet Toto, mais on a pris de l’assurance ».
Pour le moment, les musiciens ne semblent absolument pas stressés. La véritable pression, ce sera au moment de monter sur scène. Les vainqueurs du tremplin seront à l’affiche officielle de 2013. D’ici là, il faudra se concentrer sur la promotion Facebook. « On doit bien se préparer pour que les amateurs de post-rock soient là ! », confie Maël.
