Plus que trois jours avant de monter sur le ring pour viser un nouveau titre mondial en boxe thaï. La pression monte ?
Depuis plusieurs jours, je n’ai plus la tête qu’à ça, c’est sûr. D’autant que je vois les affiches de la soirée un peu partout. Ça va être un grand moment et je le joue enfin chez moi… Mais c’est un combat que je prépare tranquillement, un peu comme les autres. Je suis tout de même partie m’entraîner un mois, en février, à Montréal, pour voir de nouvelles façons de travailler.
Ton adversaire, Valentina Shevchenko, c’est un peu Ivan Drago dans Rocky IV ?
Ouais, il y a un peu de ça. Elle est très physique et c’est une rageuse, du genre à foncer dans le tas. Elle ne sera pas facile à contrôler. Je la connais depuis deux trois ans de réputation. C’est une très bonne combattante.
Ton plan pour la mettre au tapis ?
Il ne faut pas que j’entre dans son jeu, je dois la tenir à distance. Elle a tendance à accrocher ses adversaires pour les faire tomber par terre. Moralement, c’est jamais bon pour une combattante d’aller plusieurs fois au sol.
Il y a droit de faire ça en boxe thaï ?
Du moment qu’on ne fait pas tomber l’adversaire avec la hanche, comme au judo, oui on peut. Par contre, on ne peut pas frapper l’adversaire au sol. Sinon, en boxe thaï, on a droit aux poings, aux pieds, aux coups de genou, sous ou au-dessus de la ceinture. Et à la différence du K1, une discipline proche, on a le droit aux coups de coude.
Tu en es déjà à trois titres mondiaux en boxe thaï et un en K1… Qu’est-ce que peut t’apporter de plus le combat de samedi ?
Mon premier titre chez les pros, alors que jusque-là, mes ceintures, je les ai gagnées chez les semi-pros ou les amateurs. Et puis c’est une ceinture WMC qui sera en jeu samedi. Il s’agit de la fédération la plus prestigieuse chez les filles en boxe thaï. Battre Valentina Shevchenko, connue dans pas mal de pays, me permettrait aussi de gagner en notoriété.
T’es passée par le ping-pong et le hand avant de te mettre à la boxe thaï à 18 ans… Tu nous expliques ?
J’ai toujours été attirée par les sports de combat, notamment les films d’arts martiaux. Et puis des amis sont venus me chercher un jour pour un entraînement de boxe. J’avais 18 ans et j’ai tout de suite accroché.
T’en es à combien de cocards depuis ?
Je ne compte plus! Mais ce n’est pas vraiment mon visage qui est marqué. Par contre, les jambes ont pris plus. J’ai eu des pépins au genou, aux chevilles.
Si tu remportes ton combat samedi, que te restera-t-il à décrocher derrière ?
Mon BPJPS ! Je veux devenir éducatrice de jeunes enfants et je passe le diplôme fin juin. Du coup, que je gagne ou pas samedi, il va falloir que je mette la boxe thaï un peu de côté. Mais il reste encore des titres à viser en boxe thaï. J’ai bon espoir que la discipline devienne un jour olympique. Ça, ça serait un super objectif.
Donne-nous une bonne raison d’aller te voir combattre samedi ?
La meilleure raison, c’est qu’il n’y aura pas que moi à monter sur le ring. Douze combats sont prévus dans la soirée, dont deux championnats du monde, un d’Europe… Du jamais vu en boxe thaï à Brest.
> Ielö Siapo Page à l’entraînement, ça donne ça :
> Samedi 18avril, salle Cerdan dès 19h. > Ce samedi 28 avril à 19 h, gala de boxe thaï salle Marcel-Cerdan à Brest. 15 € en prévente et 20 € sur place. Points de vente : Aïté, le Narval, rue de Saint-Marc, la Ronde des Vins, la Brasserie du Commerce au port, le VIctor Hugo, la Gentil’Ho, le Derby Bar, Les hypermarchés Super U à Saint-Renan, Plouzané et Guipavas, la Cigale à Guilers, le Tom Tip à GOuesnou, Beg-Avel à Milizac. Information : tél. 06 62 73 58 03 ou sur la page Facebook du Muay Thai Milizac club
