Ça y est, c’est officiel : je vais me faire tatouer ! Non, non ce n’est pas une lubie passagère, j’ai bien pris le temps de la réflexion. Brice, le tatoueur de Tabarnak, qui s’est prêté au jeu des questions/réponses, m’a bien éclairé sur le sujet.
Nous deux c’est pour la vie !
Saint Lolo (Yves Saint Laurent, Sacro-Saint de la mode) disait «les modes passent, le style est éternel». À sa façon, Brice reprend à son compte cette fameuse citation «la mode passe, le tatoo reste». Alors c’est vrai, avec la technique du laser on peut atténuer un motif devenu dérangeant ou carrément le recouvrir avec un autre dessin. Mais quand on entre dans l’échoppe d’un tatoueur, «mieux vaut se dire que c’est pour la vie», souligne Brice avant d’ajouter «qu’il faut accepter l’idée de vieillir avec son tatoo».
Ok, c’est bon, j’accepte. Entrons dans le vif du sujet: quel motif choisir? C’est encore Brice qui nous guide. L’artiste tatoueur formé aux Beaux-Arts est impressionnant avec ses tatoos et piercings, mais «sous ses airs de méchant», l’homme est sympa, passionné et surtout professionnel. Il est en effet important avant de sauter le pas de bien choisir son tatoueur et de lui faire confiance car lui seul sera à même d’évaluer la faisabilité de votre tatoo. Brice me conseille de ne pas choisir un motif trop petit. Il m’explique qu’un dessin «peut être trop petit pour être réalisé mais ne sera jamais trop grand». Ok, mais je ne veux quand même pas me faire tatouer tout le dos!
Pour que le tatoo soit réussi et toujours beau dans vingt ans, il doit être «simple, aéré, et contrasté», énumère Brice qui m’invite à comparer le travail de différents tatoueurs pour me forger une opinion.
Tendances de tatoo
Dans l’inconscient collectif, le tatouage évoque les marins, ou les motards avec un loup sur le torse. Aujourd’hui il touche tout le monde, toutes les catégories sociales. De l’étudiante au policier, en passant par les sportifs -Beck’s est un adepte du tatoo les filles!-.
En matière de tatoo, il y a quand même les indétrônables salamandres, motifs polynésiens et autres insignes tribaux. Mais la tendance actuelle c’est celle des écritures sur le poignet: prénom, phrase philosophique du style «carpe diem»; même si souvent cette locution latine ne correspond pas trop au tempérament du client inquiet de la forme que prendra son tatouage dans vingt ans.
Et puis, pour les Brestois fiers de leurs racines bretonnes, il y a l’embarras du choix: triskèles, croix celtique et autre hermine. Il me reste à déterminer l’endroit de mon tatoo. Brice me conseille d’évacuer «la peur de la douleur et de ne pas influencer mon choix en fonction de cette crainte». La douleur est anecdotique, mais attention le tatoo peut rendre addict !
> Tabarnak, 44, rue Traverse, angle rue Pasteur à Brest. www.tabarnak-tatoo.com
