Le nain rose se promène au port, découvre les plages de la Guadeloupe, embarque sur un voilier, fait sa star devant la gabare Notre-Dame de Rumengol… Comme Martine, le nain rose mérite sa série de livres. C’est qu’on en vit des choses quand on est la mascotte de l’hôtel Saint-Louis.
La figurine, de 15 centimètres de haut, a pris le job début 2010. La légende raconte qu’il s’est fait virer de Disneyland avant de toquer à la porte de l’hôtel de la rue Algésiras. Plus sérieusement, «c’est parti d’un délire avec une copine, sourit Julie Pontault, gérante de l’hôtel Saint-Louis depuis quatre ans. On cherchait une mascotte à l’établissement. J’ai tout de suite flashé».
Une place dans les bagages
Le veinard ! Loin de faire le piquet sur une étagère, le nain rose a toujours sa place dans les bagages de Julie Pontault. Et à chaque escale, c’est toujours le même rituel. Le nain rose prend la pose et se laisse croquer par l’appareil photo de sa propriétaire.
Ça vous rappelle quelque chose ? Mais si, le nain de jardin du film «Le fabuleux destin d’Amélie Poulain» ! Celui que chipe l’héroïne, jouée par Audrey Tautou, à son père avant de le confier à une amie hôtesse de l’air et lui faire faire le tour du monde. «Ça y ressemble oui, mais on n’a pas vraiment cherché à s’en inspirer, explique Julie Pontault. Et puis je voyage nettement moins qu’une hôtesse de l’air».
Même sur le plateau de Tébéo
En deux ans, le nain rose a tout de même fait la Guadeloupe et devrait y retourner prochainement. Il est passé aussi par Paris, Bordeaux, Nantes et a visité la cité du Ponant dans bon nombre de ses recoins. La salle du petit-déjeuner de l’hôtel retrace d’ailleurs ses aventures brestoises dans des photos noir et blanc encadrées. La classe ! «Les clients me demandent très souvent s’il est à vendre», raconte Julie Pontault.
Son histoire ne s’arrête pas là. Le nain rose a aussi son compte Facebook, qui réunit 700 fans. Il a même fait de la télé ! Si, si, dans l’émission culinaire de Tébéo lorsqu’elle était animée par Yvon Morvan, du restaurant L’Armen. «On s’amusait à le cacher dans le décor. Il a même fait un tour dans le frigo».
Et maintenant une 2CV
Le nain rose a encore des aventures à vivre. «J’aimerais le prendre en photo devant des adresses incontournables quand on veut découvrir la ville et en faire une sorte de guide touristique à découvrir, cliché par cliché, dans l’escalier de l’hôtel». Mais la figurine n’est désormais plus la seule vedette à l’hôtel Saint-Louis. Julie Pontault vient d’investir dans une 2CV rose et blanc à petits pois. «Je réfléchis à organiser un concours de la photo la plus insolite autour de cette voiture», raconte la propriétaire de l’hôtel Saint-Louis. Méfie-toi, nain rose, ta place est convoitée!
