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Pourquoi ce concert ?
Ma fille Louise est gravement tombée malade fin 2009 (ndlr : elle est aujourd’hui en bonne voie de guérison). J’avais envie de remercier à ma façon les personnels du service pédiatrie de l’hôpital Morvan qui font un boulot épatant malgré le manque de moyens. Moi et tous mes musiciens joueront bénévolement.
C’est quoi ton parcours dans la musique ?
Ca fait 20 ans que je suis musicien. A la base, je suis batteur. Mais en 1996, j’ai commencé à écrire et à composer mes propres chansons. J’ai sorti mon deuxième album, « Une autre danse », récemment, alors qu’il était enregistré depuis 2010.
Pourquoi « Une autre danse » ?
A vrai dire, ma vie change pas mal entre les deux albums. J’ai eu mes deux filles et je suis revenu à Brest. J’étais parti à Paris mais j’en ai eu ma claque. Ce disque, c’est un peu ma nouvelle façon de voir les choses…
Donc il n’est pas vraiment dans la lignée du premier album ?
« Une autre danse » est plus cohérent. Il y a un véritable fil rouge dans la couleur musicale, plus influencée folk. Il est aussi moins sombre que le premier.
Il n’est pas sombre mais il n’est pas pour autant joyeux… C’est ta vie que tu racontes dans ce disque ?
J’ai mis du mien, forcément. Même inconsciemment. Mais l’écriture à la première personne, c’est surtout une plus grande facilité. Maintenant, des trucs joyeux, j’ai essayé d’en écrire hein. Mais je n’y arrive pas vraiment, ça donne à chaque fois un résultat un peu niais.
Tu as commencé par la batterie et maintenant tu chantes… t’as pas un petit côté Phil Collins ?
(rires) Ouais bah c’est un super musicien. Dans Genesis il était génial. Et maintenant toujours d’ailleurs. En fait je crois surtout que ce mec a décomplexé les batteurs. Il leur a montré qu’ils n’étaient pas destinés à rester dans l’ombre. Mais je suis surtout inspiré par les Beatles ou Springsteen.
Tu disais que tu étais à Paris. C’était important pour toi de revenir à Brest ?
Complètement. Je suis né à Paris mais j’ai toujours considéré Brest comme ma ville. Je suis amoureux de cette ville. Y’a une ambiance, un truc, je ne sais pas l’expliquer. J’aime bien partir, mais quand je reviens je suis heureux.
> En concert ce mercredi, à 20h30, au Vauban. Billets dans les points de vente habituels. 15 €.
> Infos et extraits de l’album sur le Facebook d’Ervé Déroff.
