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Finis les matchs de gala. La réception du PSG et le déplacement à Montpellier : ces affiches si alléchantes, promesses de beau jeu, de coups d’éclats et pourquoi pas d’exploits. Ben non. On n’a rien eu de tout ça. Le Stade Brestois a perdu deux fois 1 à 0, au terme de rencontres visuellement médiocres.
Enfin un vrai groupe !
La critique ne vaut que pour les joueurs d’Alex Dupont ? Pas du tout ! Elle s’applique aussi aux deux grosses cylindrées de la Ligue 1 qui n’ont produit du jeu que durant une poignée de minutes s’assurant des victoires de «grands clubs», comme on dit dans le jargon, pour ne pas avouer que, finalement, ces belles écuries ont eu plus de réussite que de talent. Finis les matchs de gala, donc, et c’est tant mieux ! Le Stade Brestois retrouve son championnat, celui de la peur et des modestes, celui qui doit le pousser à jouer pour s’offrir de l’air au classement, celui qui doit lui permettre de regagner de la confiance et de souder un groupe qui retrouve enfin un peu de tenue. Zebina revient, Ayité aussi. L’infirmerie se vide et les renforts arrivent. Le Tunisien Jemâa, tout juste rentré de la Can, devrait connaître sa première titularisation ce samedi contre Dijon et ainsi permettre à Alex Dupont d’aligner en attaque ses deux recrues hivernales. Jemâa donc et Alphonse, perdu seul en pointe depuis son arrivée.
Battre Dijon et souffrir
Dijon a tout de la victime parfaite. Le club bourguignon présente le plus mauvais goal average à l’extérieur du championnat : 25 buts encaissés contre 10 marqués. «Offensivement, je reste sur ma faim depuis le début de la saison», indiquait encore la semaine dernière Alex Dupont. L’occasion est donnée aux joueurs brestois de rassasier leur coach dès samedi. À ne pas rater sous peine de famine comptable. Car la suite du menu de février ne semble abordable qu’à des joueurs aux bourses bien remplies. Voyez par vous-même. Voyage en Corse chez des Ajacciens invaincus en championnat depuis le 3 décembre 2011 et grands spécialistes de la charcuterie sportive (dernier au classement du fair-play, 54 cartons jaunes, 6 rouges). Et réception de l’ogre marseillais qui dévore, journée après journée, les points qui le séparent de la tête du classement. Costaud. Très costaud. Un coup à vous flanquer une crise de «foi» carabinée.
