Quinze joueurs, du contact, un ballon rond, un gardien de but. Et pourtant, n’allez pas dire aux pratiquants du football gaélique que c’est un mélange de rugby et de foot ! «C’est un sport à part entière, né à la même époque que la plupart des autres sports, plus connus», explique Tangi L’Hostis, vice-président et entraîneur du Gaelic Football Bro-Leon.
Le club brestois, fondé en 2000, compte aujourd’hui une trentaine d’adhérents de ce sport très populaire en Irlande. «Là-bas, c’est sacré. À la base, c’était un moyen pour le peuple de s’identifier face aux Anglais et leur soccer», précise Tangi L’Hostis. Parmi les caractéristiques principales du football gaélique, on joue à la main et au pied, et les contacts se font épaule contre épaule, sans tacles ni plaquages. Un but vaut un point si le ballon passe par-dessus la barre, trois points s’il passe en dessous.
Pas de fédération
Mais comment ce sport a-t-il pu s’implanter dans la cité brestoise? «C’est un irlandais, de passage dans la ville, qui nous a fait découvrir l’activité. À son départ, on a repris le flambeau avec quelques joueurs». Malgré l’absence de fédération, qui prive le club de quelques subventions, la Gaelic Football Bro-Léon reste une structure dynamique, présente sur deux événements majeurs de ce sport. Un championnat, composé de huit équipes, mais aussi la coupe de Bretagne, qui se joue chaque hiver. «Fin janvier, nous avons battu Saint-Brieuc 15 à 14 en demi-finale, indique l’entraîneur brestois. Nous rencontrerons Liffré, la meilleure équipe du championnat, prochainement en finale».
Au-delà de la compétition, le football gaélique reste un sport ludique, réputé pour être pratiqué dans une très bonne ambiance à Brest. «L’équipe est mixte, et les joueurs ont en général entre 16 à 40 ans. Cette année, nous avons parmi nous trois étudiantes irlandaises». Tangi L’Hostis, également professeur d’EPS, espère désormais que l’activité continuera son développement à Brest. «Le football gaélique fait partie de la liste de sports académiques au collège, même si peu de collègues le pratiquent, faute de connaissance de l’activité. Mais quand je le propose à mes élèves, ça a toujours du succès!».
Virginie Bachelier
> Plus d’infos sur http://brest.footballgaelique.com/
