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Catch amateur. Pas là pour danser !

catch amateur.  Pas là pour danser !
La salle Cerdan accueille un gala de catch le 18 février. Des Brestois sur le ring ? Non, des pros venus d'ailleurs. Comme on est un brin chauvin, on a préféré aller à la rencontre d'amateurs du coin. Car il y en a. Et ils savent de quoi ils parlent !

«Le spectacle, c’est pour la foule qu’on le fait». Loin des shows télévisés et des clichés des superstars américaines, Alexandre et Vincent sont pourtant, eux aussi, catcheurs.

Âgés d’à peine 25 ans, les deux jeunes Brestois ont déjà une certaine expérience de ce «sport-spectacle», comme ils aiment le qualifier.«Quand j’étais petit, je voyais ça à la télé, et j’étais fasciné par cette ambiance unique», se souvient Vincent. Très tôt, il débute le catch à Ploudalmézeau, où plusieurs amateurs brestois se réunissent. «Au bout d’un moment, on a eu envie de s’entraîner à Brest. C’est là que le Patronage laïque de Recouvrance nous a proposé une salle».

 

Ring américain

Vincent et quelques passionnés montent en 2005 leur propre «ring de fortune», en réalité un plancher juché sur 200 pneus. Plus tard, le Patronage laïque leur donne l’opportunité d’acquérir un vrai ring, qu’ils font venir des États-Unis, et récupèrent au port du Havre.

C’est à ce moment qu’Alexandre rejoint le club. «J’avais déjà essayé pas mal de sports, dont la boxe. Mais à la fin, le côté compétition m’avait lassé. Un jour, je suis venu voir le catch, pour essayer. Je ne suis jamais reparti».

 

Du spectacle avant tout

Au club de Brest, qui compte à peine une dizaine d’adhérents, on milite pour un catch offrant du plaisir et du spectacle au public, et un esprit sain et collectif entre les catcheurs. «Parfois, certains viennent s’entraîner avec nous après avoir vu les shows à la télé et font un peu n’importe quoi. En général, on les recadre, et s’ils ne se calment pas, ils ne restent pas, explique Vincent. Il ne faut pas oublier que dans le catch, on confie nos vies quand on est à 1,60 m du sol, la tête vers le bas. On ne peut pas prendre de risques».

Les entraînements servent alors de répétitions de prises et de figures, que les catcheurs inventent et réinventent en préparation de leurs galas. «En fait, c’est comme au théâtre, on construit un scénario du début à la fin», résume Alexandre. Avec quelques improvisations, pour le show. Et n’allez pas leur dire qu’ils se battent «pour de faux», au risque de les voir énumérer la liste de leurs cicatrices et blessures.

Le plaisir ? Ils le trouvent dans les représentations et galas auxquels ils sont conviés. «Quand le public nous suit, c’est là qu’on commence à se sentir bien, témoigne Alexandre. En gala, on arrive sur le ring et on devient quelqu’un d’autre, un personnage. C’est vraiment fort, au final».

Virginie Bachelier

 

> Gala de catch professionnel le samedi 18 février à 20h30, salle Cerdan.


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