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Partir sans se ruiner : ces Brestois voyagent malin

Partir sans se ruiner, prenez exemple ! Ces brestois Voyagent malin
Dix jours avant les vacances de février. Vous n'aviez pas prévu de partir, mais là, c'est trop. La grisaille, la routine... Marre. Problème: vous n'avez rien réservé et votre compte en banque a perdu son triple A depuis bien longtemps. Pas de panique. Ces Brestois ont peut-être la solution qu'il vous faut.

Le couchsurfing. Voyager de canapé en canapé, l’idée paraît étrange, et pourtant ! Le couchsurfing séduit de plus en plus de vacanciers à la recherche d’un gain économique, mais pas que. «Il y a un intérêt financier, puisque le logement est gratuit. Mais c’est aussi un très bon moyen de rencontrer de nouvelles personnes», témoigne Florian Venec, couchsurfer brestois de retour d’un périple aux États-Unis.

Philadelphie, Saint Louis, Orlando, le jeune diplômé a plusieurs fois dormi sur le canapé d’hôtes contactés au préalable via le site international de couchsurfing. «Les gens sont contents de t’accueillir. Ils te font visiter leur ville, te donnent des bons plans. J’ai même été invité à des soirées étudiantes, ce que je n’aurais jamais fait en tant que touriste classique».

Malgré tout, Florian imagine mal ne voyager qu’en tant que couchsurfer. «Mine de rien, c’est fatiguant. On doit être attentif, prêt à sortir… Mais en alternant avec les auberges de jeunesse, c’est parfait!».

 

L’échange de maison. Laisser les clés de sa maison et de sa voiture à des inconnus, un pas souvent difficile à franchir. Pour Michelle Simon, cela n’a pas été un problème. «Je n’avais aucun stress par rapport à ça. Et puis, c’était le moyen le moins cher pour continuer à voyager avec mes enfants, devenus ados».

En 2005, elle décide donc d’échanger sa maison de Landerneau pour une maison canadienne, le temps des vacances. «Je ne partais pas complètement dans l’inconnu. On avait déjà échangé quelques mails, et le site internet présentait la maison en détail». Irlande, Suisse, Espagne, Michelle Simon et sa famille ont plusieurs fois renouvelé l’expérience, en privilégiant toujours un lieu intéressant plutôt qu’une maison de grand luxe. «Ce qui est formidable dans ce système, c’est qu’en échangeant sa maison, on échange aussi sa famille, son cercle d’amis. On nous accueille, nous invite, on se crée un petit quotidien, au final».

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Le wwoofing. «Allier l’utile à l’agréable». C’est ainsi que Carine, auxiliaire de vie brestoise, résume son expérience de wwoofing. Le système, très développé en Australie et en Nouvelle-Zélande, consiste à échanger quelques heures de travail dans le milieu agricole contre un logement et des repas.

«En 2010, j’ai fait une semaine d’éco-construction près de la Pointe du Raz, raconte Carine. L’ambiance entre les wwoofeurs était excellente, on travaillait avec plaisir tout en profitant du temps libre pour se balader ou manger en face de l’océan. Je n’ai jamais eu aucune obligation, même si je sais que parfois, certains exploitent les wwoofeurs».

 

Le help exchange. «Je voulais partir six mois au Québec, mais je n’avais pas le budget pour bouger sur place». Lorsqu’elle découvre le help exchange, Stéphanie Dupuis, jeune brestoise, n’hésite pas une seconde. Basée sur le même principe que le wwoofing, cette formule propose plutôt de travailler dans des bars, auberges ou petites exploitations bio.

«En Gaspésie, j’ai travaillé trois à quatre heures par jour dans un café, qui faisait aussi épicerie et gîte. En échange, j’étais nourrie et logée». Aide-cuisinière, serveuse, vendeuse, Stéphanie a touché à tout, en restant libre d’aménager ses horaires. «Ce qui m’a surtout plu, c’est que j’ai vécu une véritable immersion. J’étais considérée comme un membre de la famille pour qui je travaillais. Je recommencerai dès que possible».

 

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