« Vous savez où on peut trouver Octopousse ? ». « Euh… Octo quoi ? Connaît pas ». Pas facile de repérer le bureau de la start up brestoise dans le dédale de couloirs de l’école de commerce. Marie-Laure Colas et Yoann Le Roscouët n’ont intégré les lieux que depuis quelques semaines. Leur petite entreprise vient tout juste de naître mais peu déjà se vanter d’avoir été primée par le jury régional du défi jeunes le 2 novembre dernier à Rennes.
Financement collaboratif
En quoi consiste Octopousse ? « Il s’agit d’une plate-forme de crowdfunding », explique Marie-Laure qu’on appellera désormais Mila puisque « tout le monde (l’)appelle comme ça ». Et qu’on va faire comme tout le monde. Mais alors, Mila, le crowd « machin », en clair et en français, ça veut dire quoi ? « Il s’agit d’un système de financement collaboratif de projets ». Le fonctionnement devient beaucoup plus clair en jetant un oeil sur le site internet d’Octopousse.
100 projets en un an
Dès la page d’accueil, plusieurs projets locaux s’affichent. On découvre « Sail the world », porté par deux Crozonnais souhaitant faire de leur traversée de l’Atlantique un voyage artistique. Ou encore « Crime of minds », lancé par des graffeurs dont l’objectif est « de faire de Brest un musée à ciel ouvert ». Une simple vitrine ? Un peu plus. Car l’internaute a la possibilité de financer ces différents projets. Il donne ce qu’il veut : 2 €, 50 € ou même 1.000 €. Et en contre-partie se voit offrir toute sorte de cadeaux. « Pour l’instant, nous avons mis en ligne 6 des 22 projets qui nous ont été proposés. Nous effectuons une sélection. Il faut que le concept soit abouti, que nous ayons confiance dans ses porteurs et que l’enrichissement personnel ne soit pas l’objectif de la démarche », explique Mila. La jeune femme assure « privilégier les initiatives locales sans exclure les autres ». Et espère proposer sur le site « une centaine de projets » d’ici à la fin de l’année. Pourquoi pas le vôtre ?
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